Que ceux qui clament l’alternance nous l’expliquent donc!

Depuis la fin de la bataille de la révision constitutionnelle, remportée par les partisans du « non » regroupés au sein de la Plateforme « Antè A bana », une autre s’est ouverte, sans suprise, il s’agit de celle de la Présidentielle de 2018.

Le Calendrier politique pour 2017-2018 est un parcours d’obstacles pour le Gouvernement, il devait organiser le référendu,, puis les Régionales (Les presidents de région doivent etre élus au suffrage universel direct), et ensuite aller vers les Présidentielles. On note d’ores et déjà que le réferendum constitutionnel est reporté sine die, les Régionales qui devaient avoir lieu en juillet 2017 ont été repoussées pour Octobre 2017, avec là aussi peu de chances qu’elles se tiennent. Derrière tout cela se cache une vérité que l’on refuse de reconnaitre, le Mali a perdu le controle partiel d’au moins 50% de son territoire et organiser des elections à la va-vite risquerait de mettre cela en avant.

On aurait pensé qu’après la fin de la bataille de la reforme constitutionnelle, la nouvelle phase à s’ouvrir aurait été celle des Régionales, il n’en est rien, nous sommes directement passés aux Présidentielles avec un slogan assez classique, « Alternance 2018 ». D’abord initié par les partisans du Comité de défense de la République (qui se sont retirés au passage de la Plateforme Anté A bana) il a ensuite été repris par la classe politique dans l’opposition, sans doute trop craintive de rater une probable fusée au décolage.

Sauf que l’alternance n’a pas le meme sens pour les membres de l’opposition, chacun pensant certainement, que c’est lui l’alternance, et que la seule chose à changer serait le Président IBK pour que d’un coup de baguette magique, tout le Mali se porte mieux. Cela résulte sans doute d’un défaut de regard critique sur la situation perilleuse dans laquelle se trouve le pays.

Elle serait là la vraie alternance, non pas uniquement dans le changement des hommes du « système », mais dans la manière dont on pense le role des hommes politiques. Ce n’est pas la première fois qu’on nous joue le coup de l’alternance au Mali, Moussa Traoré y a eu droit, Alpha Oumar Konaré y a eu droit aussi. Les contextes n’étaient certes pas les memes, mais les arguments identiques, pour au final un résultat identique.

La vraie alternance serait que nous nous posions enfin les vraies questions, sur notre devenir, le vivre ensemble,sur la manière dont on entend etre acteur de notre destin. Pour le moment se Mali poursuit son chemin sur des oppositions inutiles, non constructives.

Le niveau de vie des maliens a pu s’améliorer non pas du fait des politiques nationales, mais des effets mécaniques de l’économie nationale et internationale, les politiques nationales de lutte contre la pauvreté ou de soutien à tel ou tel secteur, ont été en général des echecs minés par la corruption et le decalage entre le souhait du peuple et les actions contenues dans ces plans. En avons tiré la moindre lecon? Quel bilan du PDES, PSPDN, PUR etc….?

L’opposition est dans son role lorsqu’elle exige une alternance, lorsqu’elle estime qu’elle serait plus capable que le Président actuel de regler la crise politique sociale et sécuritaire au Mali. Etant donné que les maliens n’ont pas hérité de dons magiques, permettant de voir l’avenir, que ces messieurs qui reclament l’alternance expliquent ce qu’ils entendent par la!

 

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