Situation au Mali: Ne pas confondre nationalisme et patriotisme

Depuis le début de la crise et l’entrée en jeu de la communauté des états d’Afrique de l’ouest on assiste au réveil d’un protectionnisme à la malienne contre cet organe.

Il faut dire que le contre coup d’état avorté du 30 mars avait déjà échaudé les esprits, avec ces soi-disant mercenaires qui auraient tenté de déstabiliser le mali avec la  participation de l’ex-garde présidentielle issue d’un corps de l’armée,les parachutistes.

Suite à cet événement il y a eu une vague d’arrestations de ressortissants étrangers sur le sol malien, ils ont été relâché depuis…faute de preuves…évidement.

A partir de la un sentiment anti-Cedeao va gagner peu à peu une partie de la population pour finalement être à son paroxysme le dimanche 21 mai lorsque la junte et l’organe communautaire signe l’accord qui doit permettre a Dioncounda Traoré président de l’assemblée nationale de conduire la Transition pour 12 mois.

Cet haine va être exacerbée par une partie des leaders pro-junte que sont Monsieur Mariko Oumar et Guindo Amion  à travers les radios privées et les voitures qui sillonnent Bamako pour appeler a « dégager » le président de la « Cedeao ».

Le lendemain des individus sans aucune opposition des forces de sécurité entre au palais présidentiel après plus d’une heure de marche et agressent Mr Traoré président par intérim, un homme âgé de 70 ans, forte heureusement;  une agression sans gravités.

Ces illuminés ont tenté de faire sombrer la transition et le mali en même temps, pour l’instant la suite des évènements reste encore très incertaine.

Il est donc urgent que les politiciens les intellectuels fassent de la pédagogie sur la Cedeao et surtout sur ce qu’est le patriotisme tout l’inverse du nationalisme.

Tout d’abord La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est une organisation  créée en 1975. C’est la principale structure destinée à coordonner les actions des pays de Afrique de l’ouest. Son but principal est de promouvoir la coopération et l’intégration avec pour objectif de créer une union économique et monétaire ouest-africaine. En 1990, son pouvoir est étendu au maintien de la stabilité régionale avec la création du groupe militaire d’intervention ECOMOG.

Suite aux tensions entre les différents pays, la CEDEAO a adopté un Protocole de non agression. Suivi en 1981 par le Protocole d’assistance en matière de défense et une Déclaration des principes politiques en juillet 1991.

Ce sont ces textes dont le Mali est signataire qui prévoient que la Cedeao soit totalement impliquée dans la transition malienne.

En effet aucun président ne devrait être être renversé par un coup d’état et si tel est le cas et que le pays se trouve dans un trouble politique; le rôle de la cedeao est d’intervenir pour trouver un accord entre les parties, ce qui a été fait.

Et ce n’est pas une première la cote d’ivoire avait en son temps été exclue lorsque L. Gbagbo avait refusé de reconnaitre sa défaite électorale face à A. Ouattara en 2010.

Ne faut-il donc pas selon les activistes du MP22 et de la Copam partis pro-junte que le Mali respecte sa signature?

Les mesures qui nous sont appliquées, nous avons signé POUR! Sans oublier la junte aussi a signé pour le retour de l’ordre constitutionnel et pour le maintien du Président de la transition.

Selon la Copam  Le mali est en train de se faire dicter sa conduite par les étrangers devenant un pays sous tutelle. Bien évidemment aucun d’entre eux ne souhaitent que le mali sorte de la Cedeao car la coopération économique est un « morceau » bien trop juteux pour la nation, de plus nous bénéficions des ports de la cedeao sans difficultés du fait des lois de libres circulation des biens et des marchandises.

Ceux qui crient à une attaque de la Cedeao conte le Mali je les met au défi de nous expliquer comment sortir de la zone et  revenir au franc malien pourrait aider le mali ou lui redonner une quelconque souveraineté.

Au contraire seule la coopération entière avec nos partenaires peut nous aider à nous en sortir, le choix de Dioncounda ancien Président de l’assemblée nationale est justifiée il est le garant de la continuité constitutionnelle, et  peut ainsi permettre une assistance logistique extérieure à une armée complétement à la « rue ».

Aider un putschiste ou un homme installé au pouvoir à la suite d’un putsch ne serait rien d’autre que la validation pure et simple de cet acte.

Qui pourrait aujourd’hui  valider le renversement d’un président démocratiquement élu à 2 mois des elections et de la fin de son dernier mandat?

Beaucoup des manifestants anti-cedeao et pro-junte font la confusion entre le patriotisme et le nationalisme, pour être considéré comme un « patriote » aujourd’hui par ces gens il faudrait être contre la Cedeao.
Or cette position n’est rien d’autre que du nationalisme dans ce qu’il a de plus nauséabond, car il  ne s’agit pas ici du concept qui a amené la création des états nation et de la notion de compatriote, mais plus du nationalisme du 20ieme siècle basé sur le rejet de l’autre en tant qu’ennemi, mais plus encore il s’agit pour certains adeptes, de faire la différence « entre les bons et les mauvais maliens » ceux qui sont contre et ceux qui sont pour l’aide de la Cedeao.

Ces gens la veulent petit à petit refermer le mali sur lui même, ils veulent comme ils le disent que les maliens règlent leur problèmes entre eux!

Or cette situation serait catastrophique tant les divergences sont grandes aujourd’hui, et tant les moyens nous manquent.

Les membres de la Copam surfent sur cette confusion, les manifestants anti-cedeao pensant ainsi aimer leur pays plus que les autres.  Le patriotisme se différencie du nationalisme car il est  un sentiment d’appartenance, d’amour et de dévouement envers un pays, la patrie, et l’amour envers sa patrie ne signifie nullement la haine ou le rejet de l’autre.

Au contraire se sentiment voudrait que l’on fasse tous les sacrifices nécessaires pour sauver le mali. Je reste convaincu que la décision de la Cedeao reste la bonne pour sortir le pays du fossé dans lequel il se trouve.

Il n’y a que l’union de toute l’Afrique de l’ouest qui peut sauver le Mali et non le fait de s’isoler, toutes les positions isolationnistes ne font qu’affaiblir de jour en jour les chances que nous avons de recouvrer l’intégrité territoriale.

Et cela beaucoup de maliens commencent à le comprendre depuis l’agression à l’encontre du président, un acte qui nous met plus en retard qu’autre chose.

Je ne jette pas la pierre aux personnes qui s’opposent à la cedeao je les invite simplement à comprendre que ce n’est pas dans l’intérêt particulier que se trouve la solution mais dans l’intérêt général, car ce qui me frappe le plus c’est que pendant ce temps nos parents au nord vivent la charia.

Cette simple évocation devrait nous amener à revoir nos ambitions personnelles au profit de la libération de nos frères et sœurs du nord car nous sommes des patriotes et que nous aimons le mali quand il est grand et uni!

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2 réflexions au sujet de « Situation au Mali: Ne pas confondre nationalisme et patriotisme »

  1. Juste un précision l’agressions du président de la république est une honte sa ce discuté pas mais quand à essayé de nous faire qu’on ai des idiots car on a des points de vue différent c’est poussé quand même. La situation à Bamako est extrêmement simple la majorité des personnes qui veulent la CDEAO à Bamako le veulent pour leur pommes non pour le Mali. Un sentiment de nationalisme c’est vraie mais nauséabond après analyses je ne suis pas d’accord car elle résultat d’évènement dramatique dont je cité les grandes lignes:
    1- 2003 Abeybara plus 300 jeunes soldats maliens extermines
    2- 2003-2006 le siège impose par les militaires au FNLNA dans l’Adrar des Iforas
    -2010 le retour des hommes de Libye
    Mais Agelhock a finis de mettre de l’huile sur le feu. Ce qu’on reproche à la CDEAO c’est tant que c’est le peuple qui se font massacrés elle parle pas mais du moment qu’on touche à un homme politique elle crié. A la CDEAO on reproche l’approche adopte par cet structure lors du coup d’état car elle c’est directement attaqué à notre économie sans aucune consultations. Ce qu’on reproche le plus à la CDEAO c’est d’avoir joué l’avocat du diable dans l’affaire malienne en défendant que certains intérêts faisant parfois fis à l’internet général. Ce qu’on reproche à la CDEAO c’est de ne pas nous avoir écouté c’est tout. On a le droit de se fâcher même contre ses meilleurs amis et là ont est en froid car elle veut pas nous écouter. Quand au nationalisme c’est plus contre un attentisme de tout l’appareil politique et étatique qui ne marche plus à cause d’intérêts personnel. On c’est écouté preuves on écouté le premier ministre mais on est contre le fait quand nous prennes pour des cons.
    Un Malien Patriote et si tu le veux nationaliste

    1. quand je lis tareponse je me dis que tu ne m’as pas bien compris, je regrette le nationalisme nauseabond qui dit que la situation au mali est la faute de la cedeao qui dit que le probleme du mali c’est l’etranger en gros. Dioncounda president de la cedeao les mercenaires etc…
      ton texte est un recit patriotique tu n’es pas dans le rejet de l’autre tu es dans le dialogue contrairement aux aneries deversées sur les radios et dans les voitures relais dans bamako

      Voila Oumar Mariko surfe sur le rejet de l’autre, toi tu argumentes la est la difference entre un patriote et un nationaliste tendant vers la xenophobie.

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