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Coup d’Etat An 1
Le 21 mars 2012 débutait la mutinerie du camp militaire Soundjata Keita de Kati, cette mutinerie débouchera comme chacun le sait sur la chute du président Amadou Toumani Touré.
Les mutins avec à leur tête le capitaine Haya Sanogo, illustre inconnu, vont s’emparer tour à tour de tous les points stratégiques de la capitale, en une journée puis annoncer le soir même la chute du pouvoir en place.
Les mutins, devenus putschistes, vont alors nous offrir, sur les antennes, de la télévision nationale, un réquisitoire contre le pouvoir du président déchu.
Le coup selon eux aurait été motivé par la corruption au sommet de l’Etat, la gabegie, le manque de développement du pays, et le manque d’équipements de l’armée, qui subissait défaite sur défaite au nord du Mali.
Le réquisitoire des putschistes contre le Président ATT n’est pas surprenant, tant tout le monde était au courant de tous ces maux gangrenant le pays et ce depuis une dizaine d’années.
Mais voila qu’a la fin de leur intervention, les mutins poitrines bombées nous annoncent qu’ils vont reprendre le nord du pays sous peu….
Le lendemain du coup toutes les administrations sont pillées, on voit des militaires charger des écrans plats, et des réfrigérateurs etc… à l’arrière de leurs pick-up.. …drôle d’attitude pour des gens prétendant vouloir reconquérir les villes perdus sous peu…
ATT lui est introuvable, caché on ne sait ou, "un secret de militaire" comme il aime à le dire…
La suite on la connait, la prise de toutes les villes du nord par les jihadistes( Alqaida au maghreb islamique, Ansardine, mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest) et leurs affidés du Mnla ( mouvement national de libération de l’azawad) le 6 avril 2012.
Ce qui donnera lieu à un appel pathétique du capitaine Sanogo à Kati pour une "aide internationale afin d’aider le Mali", eux qui une semaine plutôt prétendait se préparer pour le nord…
Sous la pression de la Cedeao ils s’en iront, mais dans les faits seront toujours là à travers des organisations comme le Copam ou Mp22 dirigés par d’obscurs personnages, Amion Guindo et Mariko ( Ils se voyaient d’ailleurs premier ministrables…)
Cette meme organisation qui ira agresser le président par intérim tout fraichement désigné, D.Traoré le laissant pour mort dans son bureau.
Et bien d’autres péripéties… Agressions de journalistes, de politiques au sud, exactions, viols amputations au nord….
Sans l’intervention express de la France, le Mali n’existerait plus…du moins tel que les maliens le conçoivent!
Les conséquences humanitaires
Dès le début des affrontements, en janvier 2012, il y avait eu des mouvements de population, une partie des populations avaient fui le mali pour trouver refuge en Algérie Mauritanie, Burkina et Niger.
Avec l’intensification et la chute du nord, qui est imputable au coup d’Etat, n’en deplaise aux partisans de la junte( ils sont de moins en moins nombreux) plus de 400000 de nos compatriotes sont déplacés ou réfugiés aujourd’hui.
Une ville comme Gao plus grande ville du mali a perdu selon les estimations en 60 et 70% de ses habitants, idem pour Tombouctou et Kidal.
Il y a aujourd’hui une crise humanitaire sans précédent au nord du Mali, les populations manquent de toutes les denrées de premières nécessités, le carburant vient à manquer et avec la guerre les moyens d’approvisionnement sont entravés.
Les populations dans les camps vivent également, malgré l’aide de nos voisins dans des conditions extrêmement difficiles.
Le PAM estime devoir prendre en charge plus d’un million de maliens en 2013, du fait de la crise en cours dans le pays.
Les conséquences économiques
Le coup d’Etat a plongé le Mali dans une situation économique catastrophique, tous les projets sont aux arrêts, et l’aide internationale a été supprimée.
Contrairement aux fables que nous racontait l’ancien premier ministre Cheik Modibo Diarra, le Mali n’a jamais pu se passer de l’aide internationale.
Le Mali tablait sur une croissance de plus de 5%, elle sera finalement en récession de 2%, avec une perte nette pour l’Etat malien de 600 millions d’euros.
Les plus gros clients du mali, les occidentaux ont déserté le pays, tous les secteurs en souffrent l’artisanat, l’hôtellerie les taxis…
Cette fuite des hommes et des capitaux avec l’arrêt de l’aide internationale finira d’achever l’économie malienne plongeant le peuple dans des souffrances supplémentaires..
Les entreprises maliennes auraient enregistré une chute de leurs chiffres d’affaire de plus de 50%.
Afin de compenser la fuite des capitaux, l’Etat supprimera un certains nombres de subventions sur des denrées, et augmentera les prélèvements sur les impôts plombant ainsi tous les secteurs de l’économie malienne…
Les conséquences politiques
Aujourd’hui on ne voit pas au Mali une classe politique responsable capable d’inverser la tendance et d’inverser définitivement le rapport de force que tente d’installer le capitaine Sanogo.
En effet dès le début du coup la voix des poids lourds de la politiques n’est pas très écoutée par la population, qui l’accuse d’avoir cautionner le "système" ATT.
il est vrai que la crise n’a pas renforcé l’amour pour les politiques au Mali tant ceux ci se sont montrés incapables pour une part de s’opposer, puis opportunistes d’autre part en voulant s’associer aux mutins.
Aujourd’hui les hommes politiques maliens ont à mon sens également besoin de leur commission de réconciliation et de dialogue, afin qu’ils comprennent que la grandeur du Mali vaut bien plus que leurs petits règlements de comptes privés et leur course effréné pour le pouvoir.
Ce coup d’Etat n’a en rien profité au Mali et aux Maliens, il a plongé le pays dans une période d’incertitudes conséquentes.
Aujourd’hui la balle est dans le camp du peuple malien, car la bataille qui s’annonce pour la reconstruction du mali ne se gagne pas avec les armes ou des slogans politiques, elle se gagne par une prise de conscience des enjeux et la volonté de chaque citoyen d’être acteur de la destinée du pays….
Si chacun d’entre nous s’engage à son petit niveau, dans sa rue, sa commune à vouloir changer les choses afin de ne plus jamais revivre ces heures sombres alors le Mali grandira..dans le cas contraire ce sera bis repetita….
Mali: Intervention imminente?
Depuis le 6 avril et la chute du nord du Mali, occupé aujourd’hui par les islamistes une question s’est imposée dans toutes les chancelleries africaines et européennes, Que faire pour que le pays recouvre son intégrité territoriale et soit débarrassé de l’internationale djihadiste.
Dès lors 2 remèdes sont présentés au Mali; d’une part restaurer l’ordre constitutionnel à Bamako puis dans un second temps entamer des négociations avec les groupes présents au nord.
Aujourd’hui, on ne peut pas dire que le premier remède a été efficace, car on s’aperçoit qu’au sud du pays, il n’y a une autorité claire, un pouvoir décisionnaire fort. Les décisions du président sont contredites par les militaire du capitaine sanogo et quant au super premier ministre, lui semble bien éloigné de tout cela après avoir fait des pieds et des mains pour conserver son poste qui était alors menacé pour son inefficacité dans la reconquête du nord.
En bref au sud règne la confusion et donc un pouvoir inefficace, incapable de prendre la moindre mesure capable de changer les choses pour les habitants du nord du pays.
La preuve en est que la requête envoyée par le Président de la République Mr Traoré à la CDEAO pour demander l’aide de cette dernière a fait l’objet de contestations au sein des forces armées maliennes.
Ainsi depuis 7 mois rien n’a été fait les protagonistes bamakois n’étant pas d’accord sur la manière de traiter la crise, aucune négociation n’a été entreprise par le pouvoir en place et de manière officielle et d’ailleurs cette question de négociation ne se pose plus à mon sens.
En effet il y a eu sur ces derniers moi une accélération dans l’application de la charia, et plusieurs actes sont venus démontrer que rien ne serait négociable avec ces groupes terroristes.
Tout d’abord il y a eu la lapidation du couple d’Aguelhok, car il n’était marié, puis les différentes amputations à Gao Tombouctou et Ansongo.
Que peut-on négocier avec ces gens? Dès le départ ils ont annoncé la couleur "la charia n’est pas négociable", comment peut-on parler avec des assassins qui voudront nous imposer des lapidations publiques, des amputations, la burqa…bref faire du Mali l’Afghanistan des talibans.
Dès lors il est aisé de comprendre que dans la mesure où aucune négociation ne serait possible seule l’option militaire doit prévaloir.
D’ailleurs plus personne ne se fait de film la dessus, la France mobilise ses alliés espagnols et italiens, pour apporter un soutien logistique à une éventuelle intervention africaine au mali. Des forces spéciales sont également présentes au Niger et au Burkina Faso pour recueillir des renseignements et formés des officiers ouest-africains.
Autre signe annonciateur d’une intervention imminente un site espagnol révélait cette semaine la possibilité que l’Otan se serve des bases militaires des iles Canaries pour l’appui logistique à une possible intervention.
Les islamistes eux aussi se prépare à une éventuelle intervention, les membres du Mujao ont depuis peu accélérer les recrutements de djihadistes dans le sud de l’Algérie et reçoit des renforts venus d’Egypte et de Libye, sans oublier les jeunes des régions occupées.
Les hommes du mouvement Ansar dine s’entrainent dans les montagnes près de Kidal avec du matériel lourd et se préparent à une éventuelle attaque également.
Seul point de blocage reste les rapports plus que complexes entre la CDEAO et le pouvoir malien.
Il faut dire qu’il y a beaucoup de méfiance de part et d’autre, notamment au sein des forces armées maliennes ou on verrait la présence de la CDEAO au mali comme un affront.
La CDEAO pour intervenir au Mali veut pour cela avoir une base logistique à Bamako car selon le médiateur, pour être efficace il faut un aéroport, une antenne médicale et de transmission dans cette région. Il faut aussi un dispositif qui permet d’éviter que les mouvements armés, par des infiltrations, puissent déstabiliser Bamako, où il y a des ambassades des pays qui vont s’engager et aussi la représentation de la CEDEAO. Tout cela fait que la CDEAO veut intervenir, mais en tant que partie malienne.
On peut comprendre les arguments de la CDEAO car un échec dans cette tentative de reprise du nord scellerait le sort des villes occupées.
A Bamako on répond que la CDEAO pourrait s’installer ailleurs, il est difficile de comparer la capitale malienne aux autres villes du mali; d’ailleurs la plus grande base malienne jadis à Gao répondait aux ordres de Bamako et non de sévaré, d’autant plus que la CDEAO ne vient pas pour protéger les institutions qui ont décliné cette offre.
L’important n’est pas la proximité de cette base logistique avec la ligne de front mais plutôt l’environnement qui l’entoure, comme la présence de toutes les chancelleries occidentales, et d’un grand aéroport.
D’ailleurs les arguments de ceux qui y sont opposés sont assez flous ils se contentent de dire que Bamako n’est pas la ville la plus proche du front…..Argument qui n’en est pas un à mon sens.
Les militaires maliens à Sévaré prennent reçoivent leurs ordres de Bamako, ou l’on coordonne toutes les actions, il doit en être de même pour la future coalition internationale.
La future intervention se dessine petit à petit mais des blocages subsistent notamment entre les principales parties que sont la CDEAO et le Mali. Il faut trouver un terrain d’entente, car chaque jour qui passe, les islamistes se renforcent et la population souffre un peu plus.
République islamique de L’azawad:Ca change Quoi!?
Hier soir aux alentours de 20 heures des tirs éclatent dans les villes de Gao et Tombouctou, comme tous les habitants de ces villes on me demande ce qui se passe.
Par un communiqué à l’AFP le mouvement national de libération de l’azawad et Ansar dine le mouvement salafiste annoncent leur fusion et la création du comité transitoire de l’état islamique de l’azawad.
Le Mnla a longtemps basé sa communication sur la guerre contre Aqmi, ce qui lui a valu la sympathie des occidentaux, de la Mauritanie et de l’Algérie.
En effet ces états ne voyaient pas d’un mauvais œil que ce groupuscule s’occupe de "nettoyer" le nord Mali face aux différents groupes terroristes qui sévissaient dans la zone.
La création de cet état islamique doit leur paraitre pour le moins incongrue, à Nouakchott ou l’on a hébergé et alimenter le Mnla en armes avec la complicité de la France on doit s’en mordre les doigts.
On a longtemps pensé dans ces deux pays que le Mali étant un peu trop laxiste, et il fallait donc venir en aide au Mnla qui leur avait promis de faire la guerre aux salafistes.
Quant à l’Algérie, ces dirigeants ont préféré ne pas s’impliquer dans l’imbroglio malien, la preuve en est l’échec patent de la Cemoc, le Comité d’état-major opérationnel conjoint qui réunissait les pays du sahel et qui devait lutter contre les trafics.
On peut dire que le Mnla a roulé dans la farine beaucoup de monde sur sa laïcité supposée, mais la réalité est que le Mnla est complètement dépassé par Ansar dine et se retrouve a courbé l’échine face aux puissants salafistes.
En effet dès le 11 avril, une semaine après la chute du nord à la faveur du Coup d’état du capitaine sanogo les drapeaux noirs flottaient sur les villes et les combattants du Mnla se retrouvaient bouter hors des villes.
Ansar dine est un groupuscule salafiste alliés à Al qaida au Maghreb islamique, dont la puissance financière est estimée à plus de 200 millions de dollars, sans compter l’appui de certains pays du golfe, favorables à la propagation de la charia.
Complètement dépassé le Mnla a donc fini par intégrer les mouvements salafistes et terroristes pour la création donc d’une future république islamique. On est loin de la déclaration unilatérale d’indépendance du 6 avril faite par les rebelles, il s’agit d’une disparition pure et simple des indépendantistes au profit de cet état hypothétique.
Ceci a été possible car d’une part les états qui soutenaient le mnla ont complétement déstabilisé les équilibres fragiles de la zone puis par le coup d’état au mali qui a fait disparaitre tout forme d’état central malien.
Il s’agit aujourd’hui pour le Mali qui souhaite recouvrer l’intégrité de son territoire et sauver les populations contre la charia de trouver une solution rapide et efficace.
La stabilisation du pouvoir central autour du président de transition dioncounda Traoré et du premier ministre C.M.Diarra est un préalable à cela.
Il faut que ce pouvoir central puisse avec la communauté internationale et la CDEAO établir un plan pour la sortie de crise, soit la négociation, soit la guerre, sachant que l’alliance entre le mnla et ansar dine rend l’hypothèse de la négociation de plus en plus improbable.
L’arme fatale dont nous disposons est la division qu’il peut y avoir entre ces différents groupes sachant qu’ils ne poursuivaient pas à l’origine le même objectif. Il va donc falloir tenter de s’appuyer sur un des deux groupes et il y a peu de chance que l’on fasse une alliance avec les salafistes donc ce sera probablement sur le Mnla ou ce qu’il en reste.
L’Algérie et la Mauritanie doivent également s’impliquer massivement dans la gestion du conflit, il n’y a que de cette manière que l’on pourra rapidement gérer cette crise, il n’y a donc plus de place pour les souverainistes qui ne croient qu’en une solution à la malienne.
La fusion entre le Mnla et Ansar dine ne change pas grand-chose dans ce qui se passe au nord du mali, mais va par contre mobiliser la communauté internationale qui voudra empêcher la formation d’un nouvel Afghanistan en plein sahel
Le mnla qui dit que les Touaregs sont marginalisés par le mali trouveront leur salut dans la réaction que pourra avoir notre pays pour les sauver contre le péril islamiste….ironie du sort
Situation au Mali: Ne pas confondre nationalisme et patriotisme
Depuis le début de la crise et l’entrée en jeu de la communauté des états d’Afrique de l’ouest on assiste au réveil d’un protectionnisme à la malienne contre cet organe.
Il faut dire que le contre coup d’état avorté du 30 mars avait déjà échaudé les esprits, avec ces soi-disant mercenaires qui auraient tenté de déstabiliser le mali avec la participation de l’ex-garde présidentielle issue d’un corps de l’armée,les parachutistes.
Suite à cet événement il y a eu une vague d’arrestations de ressortissants étrangers sur le sol malien, ils ont été relâché depuis…faute de preuves…évidement.
A partir de la un sentiment anti-Cedeao va gagner peu à peu une partie de la population pour finalement être à son paroxysme le dimanche 21 mai lorsque la junte et l’organe communautaire signe l’accord qui doit permettre a Dioncounda Traoré président de l’assemblée nationale de conduire la Transition pour 12 mois.
Cet haine va être exacerbée par une partie des leaders pro-junte que sont Monsieur Mariko Oumar et Guindo Amion à travers les radios privées et les voitures qui sillonnent Bamako pour appeler a "dégager" le président de la "Cedeao".
Le lendemain des individus sans aucune opposition des forces de sécurité entre au palais présidentiel après plus d’une heure de marche et agressent Mr Traoré président par intérim, un homme âgé de 70 ans, forte heureusement; une agression sans gravités.
Ces illuminés ont tenté de faire sombrer la transition et le mali en même temps, pour l’instant la suite des évènements reste encore très incertaine.
Il est donc urgent que les politiciens les intellectuels fassent de la pédagogie sur la Cedeao et surtout sur ce qu’est le patriotisme tout l’inverse du nationalisme.
Tout d’abord La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est une organisation créée en 1975. C’est la principale structure destinée à coordonner les actions des pays de Afrique de l’ouest. Son but principal est de promouvoir la coopération et l’intégration avec pour objectif de créer une union économique et monétaire ouest-africaine. En 1990, son pouvoir est étendu au maintien de la stabilité régionale avec la création du groupe militaire d’intervention ECOMOG.
Suite aux tensions entre les différents pays, la CEDEAO a adopté un Protocole de non agression. Suivi en 1981 par le Protocole d’assistance en matière de défense et une Déclaration des principes politiques en juillet 1991.
Ce sont ces textes dont le Mali est signataire qui prévoient que la Cedeao soit totalement impliquée dans la transition malienne.
En effet aucun président ne devrait être être renversé par un coup d’état et si tel est le cas et que le pays se trouve dans un trouble politique; le rôle de la cedeao est d’intervenir pour trouver un accord entre les parties, ce qui a été fait.
Et ce n’est pas une première la cote d’ivoire avait en son temps été exclue lorsque L. Gbagbo avait refusé de reconnaitre sa défaite électorale face à A. Ouattara en 2010.
Ne faut-il donc pas selon les activistes du MP22 et de la Copam partis pro-junte que le Mali respecte sa signature?
Les mesures qui nous sont appliquées, nous avons signé POUR! Sans oublier la junte aussi a signé pour le retour de l’ordre constitutionnel et pour le maintien du Président de la transition.
Selon la Copam Le mali est en train de se faire dicter sa conduite par les étrangers devenant un pays sous tutelle. Bien évidemment aucun d’entre eux ne souhaitent que le mali sorte de la Cedeao car la coopération économique est un "morceau" bien trop juteux pour la nation, de plus nous bénéficions des ports de la cedeao sans difficultés du fait des lois de libres circulation des biens et des marchandises.
Ceux qui crient à une attaque de la Cedeao conte le Mali je les met au défi de nous expliquer comment sortir de la zone et revenir au franc malien pourrait aider le mali ou lui redonner une quelconque souveraineté.
Au contraire seule la coopération entière avec nos partenaires peut nous aider à nous en sortir, le choix de Dioncounda ancien Président de l’assemblée nationale est justifiée il est le garant de la continuité constitutionnelle, et peut ainsi permettre une assistance logistique extérieure à une armée complétement à la "rue".
Aider un putschiste ou un homme installé au pouvoir à la suite d’un putsch ne serait rien d’autre que la validation pure et simple de cet acte.
Qui pourrait aujourd’hui valider le renversement d’un président démocratiquement élu à 2 mois des elections et de la fin de son dernier mandat?
Beaucoup des manifestants anti-cedeao et pro-junte font la confusion entre le patriotisme et le nationalisme, pour être considéré comme un "patriote" aujourd’hui par ces gens il faudrait être contre la Cedeao.
Or cette position n’est rien d’autre que du nationalisme dans ce qu’il a de plus nauséabond, car il ne s’agit pas ici du concept qui a amené la création des états nation et de la notion de compatriote, mais plus du nationalisme du 20ieme siècle basé sur le rejet de l’autre en tant qu’ennemi, mais plus encore il s’agit pour certains adeptes, de faire la différence "entre les bons et les mauvais maliens" ceux qui sont contre et ceux qui sont pour l’aide de la Cedeao.
Ces gens la veulent petit à petit refermer le mali sur lui même, ils veulent comme ils le disent que les maliens règlent leur problèmes entre eux!
Or cette situation serait catastrophique tant les divergences sont grandes aujourd’hui, et tant les moyens nous manquent.
Les membres de la Copam surfent sur cette confusion, les manifestants anti-cedeao pensant ainsi aimer leur pays plus que les autres. Le patriotisme se différencie du nationalisme car il est un sentiment d’appartenance, d’amour et de dévouement envers un pays, la patrie, et l’amour envers sa patrie ne signifie nullement la haine ou le rejet de l’autre.
Au contraire se sentiment voudrait que l’on fasse tous les sacrifices nécessaires pour sauver le mali. Je reste convaincu que la décision de la Cedeao reste la bonne pour sortir le pays du fossé dans lequel il se trouve.
Il n’y a que l’union de toute l’Afrique de l’ouest qui peut sauver le Mali et non le fait de s’isoler, toutes les positions isolationnistes ne font qu’affaiblir de jour en jour les chances que nous avons de recouvrer l’intégrité territoriale.
Et cela beaucoup de maliens commencent à le comprendre depuis l’agression à l’encontre du président, un acte qui nous met plus en retard qu’autre chose.
Je ne jette pas la pierre aux personnes qui s’opposent à la cedeao je les invite simplement à comprendre que ce n’est pas dans l’intérêt particulier que se trouve la solution mais dans l’intérêt général, car ce qui me frappe le plus c’est que pendant ce temps nos parents au nord vivent la charia.
Cette simple évocation devrait nous amener à revoir nos ambitions personnelles au profit de la libération de nos frères et sœurs du nord car nous sommes des patriotes et que nous aimons le mali quand il est grand et uni!
Qui dirige le Mali?
Nous assistons depuis la signature des accords cadres du 6 avril 2012, faisant de Dioncounda Traoré le président par intérim du Mali à un jeu de dupes.
En effet la junte sous la pression économique et politique de la cedeao signait des accords qui devaient permettre un retour au pouvoir des civils sous la présidence de monsieur Traoré, alors président de l’assemblée nationale.
Le lendemain de "l’intronisation" du président par intérim déjà les choses commençaient à devenir étranges, car Sanogo déclarait sur la chaine de télévision nationale qu’au bout des 40 jours d’intérim, le CNRDRE et la Cedeao reprendraient les discussions.
En d’autres termes on remet la constitution pour faire constater l’impossibilité de l’appliquer, et donc le CNRDRE reprendrait le pouvoir, il ignore, que le CNRDRE n’a aucune existence légale, aucun d’entre eux n’est élu, et surtout il y a une guerre au nord.
L’idée du premier ministre s’inscrit dans la recherche d’une stabilité car sa nomination devrait lui permettre d’avoir les mains libres et de mener le pays vers le recouvrement de son intégrité et vers des élections.
Depuis la réunion de Ouagadougou on assiste à une querelle autour justement du président par intérim, en effet la junte se croyant plus futée que les autres veut reprendre le pouvoir en faisant constater l’incapacité du pouvoir à organiser les elections, or l’ordre constitutionnel étant revenu, en période de crise le président peut tout naturellement decreté un etat d’urgence et poursuivre son mandat avec "un comité" jusqu’a ce que la situation revienne à la normale.
Un autre cas de figure consisterait au terme d’un accord à prolonger le delais de l’interim, de 6,12,14 mois afin que l’on puisse regler tous les problemes dans un cadre politique fixe.
Le CNRDRE pense tout le contraire et veut recuperer le pouvoir au bout de 40 jours pour installer un comité (encore un) avec ces acolytes Mariko et consorts en soutien bien evidemment!
On peut donc affirmer clairement que la volonté de la junte est de conserver le pouvoir et de mener la transition comme bon lui semble au mépris de toutes les règles juridiques du pays, pire encore elle ne cesse de procéder à des arrestations sans motifs et surtout à conduire les gens mis aux arrêts à Kati. Il serait bon de se rappeler que Kati n’est pas le centre de détention du Mali.
On assiste donc à un blocage entre les militaires qui souhaitent mener clairement la transition en etant membre du comité et les politiques qui estiment que le role des militaires est au front et non au gouvernement et encore moins à la presidence.
pour ceux qui voient en Sanogo un sauveur ou un génie politique, je leur dit qu’ils se trompent il n’est ni l’un ni l’autre, la politique c’est un metier, mener le pays c’est un metier on ne s’improvise pas dirigeant et surtout il n’a aucun leadership, aucune légitimité internationale pour sortir le Mali du bourbier dans lequel il a contribué à l’enfoncer, or nous aurons besoin des Algériens, Mauritaniens et Nigériens pour résoudre la crise.
Les militaires sont helas guidés par leur ego, et veulent à tout prix prendre leur revanche apres les humiliations subies, argument qui peut etre recevable, mais on parle de vies humaines, de femmes battues violées et de population sous le coup de la famine.
Il est temps d’arreter les jeux pour le pouvoir et de voir l’interet de la nation, car ce qui pourrait arriver au final, est plus grave que que l’on ne peut l’imaginer, des populations au nord se sentant abandonner par Bamko pourraient adherer aux theses du MNLA ou des salafistes.
Pour ma part je propose que le president d’interim ait un delais pour regler la crise du nord et les elections en concert bien sur avec le "super" premier ministre, avec un gouvernement d’union nationale, reste maintenant à se mettre d’accord pour se cet homme providentiel qui à mes yeux n’existe pas vraiment.
J’estime que le CNRDRE, au lieu de caresser le rêve d’un CTSP nouvelle formule, devrait, par patriotisme, penser seulement à prendre en main les affaires militaires qu’il gérerait avec le chef suprême des armées, le président intérimaire.
Ali nouhoun Diallo
Apres ce coup d’etat chacun des militaires veut devenir le nouveau ATT, (et il serait naif de penser le contraire) et veut jouer un role historique dans le destin du Mali.
Je pense que que le CNRDRE avec ses acolytes n’ont absolument pas l’intention de rendre le pouvoir à l’heure actuelle, de plus lors de son intervention télévisée le capitaine Sanogo a bien fait comprendre qu’ils etaient la pour rester. ils devraient plutôt se donner comme objectif la reconstruction de l’armée plus que la conquête politique, et surtout ils doivent cesser d’écouter ces hommes politiques qui lui soufflent des ignominies à l’oreille!
Il est à noter que pendant ce temps les salafistes et leurs alliés indépendantistes s’installent tranquillement au nord, ils font des meetings, rétablissent l’eau et commencent à mettre en place une administration. Ils ont même décider de fermer les frontières de l’azawad avec le Mali, un comble!
Nord-Mali: La Solution militaire ou diplomatique?
12 avril 2012 la junte transmet le pouvoir, au président de l’assemblée nationale Dioncounda Traoré, qui va comme le prévoit la constitution assumer l’intérim du pouvoir. Il aura en principe 40 jours au plus pour organiser les elections, et je peux d’ores et déjà vous annoncez qu’il ne tiendra pas les délais, vu la situation dans le Nord du Pays.
Dioncouda Traoré, hasard des choses est né a Kati (la ville d’où est partie la mutinerie) , c’est un politique malien chevronné, ayant été emprisonné et torturé sous le régime dictatorial de Moussa Traoré ( 1968-1991). Il est président de L’alliance démocratique du Mali et était candidat à l’élection présidentielle du 29 avril 2012.
Avec
son investiture il aura la lourde tache de gérer la crise du nord( Il a déjà averti qu’il n’écartait pas l’option de la guerre totale), la junte, et le désordre causé par le coup et l’avancée des rebelles. Il aura également pour mission de relancer la machine économique malienne qui était l’une des plus dynamique de la zone CEDEAO avant le coup ( taux de croissance du Produit intérieur brut de 5.4%.)
Ici il s’agit de traiter la possibilité d’une intervention extérieure dans le nord du mali, et notamment par l’ancienne puissance coloniale la France ou par la CEDEAO.
Tout d’abord le Mali et la France, contrairement à ce que pense beaucoup de personne, n’ont pas d’accord de défense, mais des accords de coopération militaire.
Coopération, qui à la différence de la coopération opérationnelle, vise à "structurer l’outil de Défense du pays hôte", dans le long terme et en faisant effort sur les élites, les écoles.
De plus Alain Juppé ministre des affaires étrangères n’a cessez de marteler que la France n’interviendrait pas militairement au Mali, mais pourrait servir d’appui logistique à la CEDEAO.
Ces derniers jours j’ai lu des plaintes concernant la non-intervention de la France dans le conflit, certains n’hésitant pas à dire que cela démontre la complicité de cette dernière avec le MNLA.
Tout d’abord il faut savoir que la France est en période électorale, et aussi cynique que cela puisse paraitre, personne ne lance de guerre dans ces périodes. Monsieur Juppé s’est donc contenté de saisir le conseil de sécurité de L’ONU afin de condamner le "péril islamiste" qui menace le pays.
De plus après la guerre en Libye la France ne veut pas s’engager à nouveau dans ce conflit qui pourrait selon les dires de certains conseillers à l’Élysée être l’Afghanistan français.
Enfin le sentiment anti-impérialiste est assez fort au Mali, de plus la population a suivi avec attention les exploits de la force licorne en cote d’ivoire et n’en garde pas un bon souvenir.
Ainsi au vu des ces éléments la France ne devrait logiquement pas intervenir au nord-Mali d’autant plus qu’elle y a un certains nombres d’otages aux mains d’AQMI.
Idem pour les US qui après la Somalie ne remettront pas les pieds en Afrique si ce n’est pour des opérations furtives menés par des hommes "grenouilles", tel que le largage de vivres au camp de Tessalit en février dernier.
Quant à la CEDEAO, il y a des accords de défense mutuelle dans les traités qui permettent une intervention militaire dans le Nord-Mali, de la désormais célèbre force ECOMOG.
Tout d’abord il faudrait au moins 4 semaines pour mobiliser cette force, et organiser le commandement entre tous les pays.
La question la plus importante arrive alors: Qui a envi d’aller mourir pour le Nord-Mali?
Il ne s’agit pas des militaires mais de la manière dont les opinions publiques perçoivent cet événement, comment expliquer au Nigeria que malgré Boko Haram il faut aller sauver le nord Mali, le Burkina sort tout juste d’une mutinerie au sein de son armée et la Cote d’ivoire tente de reconstruire son armée. Macky Sall tout juste élu ne voit pas non plus d’un bon œil le fait d’aller s’enliser dans le désert malien au nom de l’intégration ouest africaine.
De plus cette force d’intervention réputée violente n’a pas laissé de très bon souvenirs lors de ses 2 sorties en Sierra Leone et au Liberia, bien au contraire elle est accusée d’avoir frapper aveuglement.
Une intervention de cette dernière reste donc à l’heure actuelle très compliquée.
Il reste les forces armées maliennes, qui c’est vrai a la vue de ses dernières prestations n’inspirent pas une énorme confiance, or il faut modérer ces propos.
En effet les forces armées maliennes sont réputées d’un très bon niveau, et sa déroute face aux rebelles peut s’explique par le putsch du 22 mars 2012.
En effet le capitaine Sanogo professeur d’anglais au camp militaire de kati devenu, chef de la junte ne peut pas s’improviser stratège militaire,il n’en a pas les capacités, de plus ayant mit aux arrêts la plupart des commandants et généraux y compris ceux qui était à Gao dans le nord, la chaine de commandement s’est complétement brisée.
Il parait donc difficile à l’heure actuelle d’organiser une contre-attaque tant que la chaine de commandement n’est pas rétablie, et l’armée ré-organisée.
De plus qu’on se le dise l’armée malienne possède les armes pour aller au combat contrairement aux dires des uns et des autres, prétendre le contraire serait un mensonge.
Mais finalement la solution pourrait etre plus pacifique que l’on ne le croit, en effet depuis le retour à l’ordre constitutionnel, le Mali possède sur la table deux offres de services.
Tout d’abord le MNLA qui propose une alliance à Bamako pour ainsi bouter Ansardine et AQMI du nord Mali, en contre partie on négociera, une forme d’autonomie ou de fédéralisme( cela fera l’objet d’un autre texte).
Ansardine qui est opposé a l’indépendance de l’azawad propose également à Bamako de bouter le MNLA hors du Mali, mais la contre-partie semble trouble, on voit mal le Mali accepter la charia en son sein.
Mais on est en droit de se demander si l’on peut et si l’on doit réellement négocier avec les rebelles, car il ne faut pas oublier qu’ils ont du sang sur les mains, qu’ils ont pillé des villes et qu’il y a eu des viols dans certaines ville du Nord-Mali.
Les négociations avec le MNLA ont commencé en Mauritanie où T.Dramé du PARENA a rencontré les représentants des rebelles qui y sont installés et qui ont bénéficié selon des notes secrètes révélées par le Nouvel OBS d’un appui logistique de la France et de Nouakchott pour lutter contre AQMI.
Il y a de quoi se poser des questions sur la solution diplomatique et sur la solution militaire, car la premiere laisserait un sentiment d’humiliation à l’armée et la seconde pourrait empirer la situation humanitaire du Nord, avec un sérieux risque d’enlisement.
Pour l’instant la priorité semble être donnée à la nomination du premier ministre qui entraine plus de palabres que la solution aux problèmes de développement du pays!
La junte est partie pour rester…
Dans un accord cadre signé le 7 avril 2012 entre le président de la junte le désormais célébrissime Amadou Sanogo et la CEDEAO, il est prévu le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Ainsi suite à la démission du président Amadou Toumani Touré, le président de l’assemblée Nationale Dioncouda Traoré doit assumer l’intérim du pouvoir en nommant un premier ministre.
Par la même occasion le CNRDRE doit quitter le pouvoir, et retourner dans les casernes.
A ma surprise générale, hier soir sur les antennes de la télévision nationale, ORTM, on découvrait le président du CNRDRE qui faisant un discours complétement ahurissant.
toute personne que j’attraperai à tenter de saboter cet accord-cadre, je le dis: TOLERANCE ZERO! C’est moi qui vous parle, Capitaine Amadou Haya SANOGO, j’ai fini de parler avec le Président de l’Assemblée DIoncounda et dans les heures a venir, nous allons choisir un premier ministre…et je vous le dis nous sommes la…le Comité est la et bien la…quand dioncounda aura terminé son mandat, les deux signataires sont connus: CEDEAO et le Comité. Dans 40 jours, les choses sont claires, on discutera avec la CEDEAO et on verra. Le Comité est la et restera la. Toute personne qui vous demandera de nous faire partir…demandez-lui si elle sait ce qu’elle raconte." Sanogo sur ORTM 09/04/2012
Le cap’taine se place en garant de l’accord cadre et surtout comme étant celui qui va diriger le pays comme bon lui semble. Il place son comité au dessus de toutes les institutions, élues, démocratiques du pays.
Dans un style qu’on lui connait bien il nous explique qu’au delà de 40 jours, mandat du président intérimaire prévu par l’article 36 de la constitution de 1992, le CNRDRE va reprendre la main et s’asseoir à la table des négociations avec la CEDEAO.
Un discours pour le moins surprenant, il est à se demander si ce cher Sanogo sait ce qu’il a signé!?
Dans l’article 6 de cet accord il doit y avoir du fait des circonstances exceptionnelles la nomination d’un premier ministre de transition qui va devoir organiser la gestion de la crise du nord et la gestion des élections futures.
En effet la constitution ne prévoit que 40 jours pour l’organisation des elections par le président de l’assemblée nationale, or dans le contexte actuelle cela n’est pas possible.
Cependant il n’est dit nulle part préciser que le CNRDRE servirait de haute instance de surveillance de la nation!
La déclaration de Sanogo est claire ils sont la et n’ont pas l’intention de partir pour le moment.
Alors deux hypothèses se dessinent.
La première est l’immense impopularité de Diouncounda Traoré, en effet cet Historique de l’alliance démocratique pour le mali est depuis 2007 le président de l’assemblée nationale et du parti majoritaire, il est donc comptable du bilan de ATT aux yeux des maliens.
La deuxième tient plus compte de l’ego des militaires, en effet je les soupçonne d’avoir les yeux rivés sur le ministère de l’intérieur et sur celui de la défense. En effet eux, qui venaient pour gérer la crise du nord ont reçu une sacrée déculotté! et ils ne souhaitent pas partir avec l’étiquette de ceux qui ont permis la conquête des trois villes du nord par les rebelles et leurs alliés salafistes. Un esprit de revanche les animerait donc!
La coexistence même du CNRDRE avec celui de l’État malien est anti-constitutionnel et anti-democratique, il ne peut y avoir un État dans l’État, un groupe armé qui imposerait sa loi aux figures démocratiques du pays.
Les cris de joies quant au retour de la démocratie au Mali sont à ce jour prématurés et je pense qu’on a pas fini d’entendre parler du CNRDRE et de son chef Amadou Sanogo qui en son fort intérieur doit rêver d’un destin a la ATT.
PS: Dans cet accord il est prévu une amnistie pour la junte et ses acolytes et je me pose cette simple question: pourquoi a-t-on besoin d’une loi d’amnistie quand on a rien à se reprocher??
Un peuple-Un but- Une foi
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Un coup d’etat mal-venu
Le 21 mars 2012 un curieux évènement a eu lieu au Mali, le Président de ce pays de 15 millions d’habitants avait dû fuir face à une mutinerie de soldats, devenue un coup d’etat.
Le 22 mars au petit matin les maliens découvraient, les mutins devenus putschistes sur les ondes de ORTM, proclamant la suspension de la constitution au nom d’un comité crée à la va-vite, le CNRDRE ( Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État) présidé par l’énigmatique Amadou Sanogo.
Les motifs du coup d’etat etaient le laxisme du Président face à la rébellion touareg, ainsi que les failles de la démocratie au Mali, notamment la corruption, la vie chère et le népotisme.
Deux courants se dessinent alors dans le pays le premier pro-putschistes avec le ralliement de monsieur Mariko président du Parti SADI, de Moussa Mara du parti Yelema et de "l’intellectuelle" Aminata Dramane Traoré. Ils vont creer le MP22 qui va coordonner les marches de soutien.
Le second anti-putsch qui rassemble plus de 40 partis démocratiques, ainsi que les principaux candidats à la présidentielle prévue pour le 29 avril 2012.
Oui, le Mali vient de vivre un coup d’état à 1 mois d’une présidentielle ou le président sortant ne pouvait pas se présenter et n’allait pas le faire.
Le président Amadou Toumani Touré "ATT" a été victime du premier coup basé sur la rumeur, et le soupçon, en effet on lui prêtait l’envie de prolonger son mandat du fait de la crise, ou encore de vouloir imposer un successeur.
Oui la démocratie au Mali était malade avec des taux de participation aux elections en chute libre ( 30% en 2007), et une assemblée nationale avec seulement 3 deputés de l’opposition sur 147 sièges . Mais seul le vote aurait dû regler ces plaies et non un coup de force. Le Mali venait donc de subir un terrible recul democratique qui va couter très cher au peuple malien.
2.La rébellion touareg
Elle commence le 17 janvier 2012 soit 2 mois avant le coup de force à Bamako, les rebelles attaquent Menaka, Tessalit et Aguel’hoc avant d’y etre chassés par l’armée malienne.
Un véritable jeu de chaise musicale a lieu durant pres de 1 mois dans les villes à la frontiere algerienne entre l’armée, le Mouvement national de liberation de l’azawad ainsi que le groupe ansar dine et leurs alliés d’al Qaida au maghreb islamique.
Le massacre de militaires maliens par les rebelles et leurs allies à Aguel’hoc, à l’arme blanche va profondement choquer le peuple malien et mettre à jour les failles de l’armée et l’animosité de cette rébellion.
Début avril le coup d’etat consommé le MNLA et leurs alliés islamistes contrôlent les deux tiers du Mali, l’armée malienne désorganisée par le coup ayant deserté.
En effet le coup d’etat a desorganisé la chaine de commandement de l’armée et a mis à jour la fragilité de cette dernière et a donc conduit à cette debandade ou "retrait strategique".
Le MNLA proclame l’indépendance de cette zone le 6 avril 2012 car elle considère que c’est le berceau de la civilisation touareg, un fait inédit dans l’histoire car aucun peuple nomade ne s’est jamais réclamé d’un territoire avec des frontières bien dessinées.
De plus historiquement sur cette terre il y avait L’empire Songhaï fondé à KOUKIA au 7ieme siecle, par les Sonrhaïs, et les Berberes et dirigés par le chef Za el-Ayamen, qui fuyaient devant l’invasion arabe.
Ce métissage entre Sonrhaïs et Berbères donnera la dynastie des Dia. Puis vint la dynastie de Sonni ali ber et des Askia avec Gao pur capitale , avant de sombrer au 16ieme siecle sous l’invasion marocaine. Il y a egalement eu l’empire peul du Macina et l’empire toucouleur au 19ieme siècle. De plus de nombreuses tribus, Bozos ( pécheurs) et dogons peuplaient cette zone.
Donc il n’y a aucune legitimité historique à cette demande, car lorsque l’on prend la carte de l’AZAWAD selon le MNLA ( http://www.mnlamov.net/) les touaregs representent entre 10 et 15% de la population de la dite zone.
Comment 15% de la population d’un territoire peut-elle forcer la majorité à changer de nationalité et de pays? est-ce démocratique?
Pour repondre à cette question, il suffit d’observer ce qui se passe dans les zones occupées, le MNLA empêche les populations de sortir de la ville de Gao depuis la prise de cette dernière.
En effet difficile de faire un Etat sans habitants….
De plus s’il fallait organiser un référendum pour l’independance de l’azawad ses habitants repondraient surement NON car le MNLA a les armes mais tres peu d’adhérents.
La ville de tombouctou quant à elle vit au rythme de la charia sous l’égide du groupe ansar dine qui a purement et simplement mis dehors le MNLA après la prise de la ville le 2 avril 2012 (http://observers.france24.com/fr/content/20120402-chute-tombouctou-racontee-nos-observateurs-touareg-ansar-dine-islamistes-nord-bamako).
Aujourd’hui il y a plusieurs groupes armés et islamistes qui se disputent le nord du Mali avec son lot de souffrances pour ces populations qui vivaient déjà tres mal la famine due à la secheresse qui persistait dans le nord depuis de longs mois.
La situation est donc catastrophique avec une balkanisation du Nord-Mali, une situation humanitaire dramatique, des viols et des pillages dans les villes du Nord.
3. La Communauté internationale…..
Lors de ce coup d’etat et de l’avancée express des rebelles et islamistes il y a eu une sur médiatisation de Mossa Ag Attaher chargé de communication du MNLA sur les chaines de télévision françaises( france 24, I-tele etc..).
Je parle de sur-mediatisation car il n’a pas vraiment eu de contradicteurs en face de lui, aucun journaliste ne lui a posé la question de la legitimité historique de leur combat, ni sur la composition ethnique de l’azawad.
Aucun journaliste ne lui a demandé si leur cause etait majoritaire aupres des populations de l’azawad.
Cet ancien membre de l’association des élèves et étudiants du Mali ( rien que ça ) a eu tout le loisir d’intoxiquer l’opinion internationale avec des contres vérités.
Aujourd’hui il veut nous faire croire, lui qui a bénéficier de la générosité de l’etat malien, que son "peuple" est persecuté et victime de racisme.
Le plus gros est à venir, il nous explique que le MNLA est le seul à pouvoir lutter contre les salafistes…leurs alliés., les puissances occidentales etant sensibles au levier islamiste.
La CEDEAO a eu une ligne dure et claire durant toute la crise, le depart de la junte et la protection de l’integrité du Mali, la volonté etait aussi pour la CEDEAO d’etre ferme et de décourager tous les futurs apprentis putschistes de la zone.
L’ancienne puissance coloniale est elle accusée d’etre un soutien au MNLA et de masquer son jeu, en effet les declarations de Mr Juppé ministre des affaires etangeres ont ete plus qu’ambigues lors du debut de la rebellion le 17 janvier 2012 allant jusqu’a parler de "succés militaires pour le MNLA" dans une interview le 16 fevrier 2012 dans le figaro.
Je n’ai aucune preuve de "magouilles" entre la france et le MNLA, toujours est-il que dans les médias je sens une certaine sympathie pour ce mouvement.
Aujourd’hui le pouvoir a été transferé aux civils notamment grâce à la médiation de la CEDEAO et la signature d’accords cadres le 6 avril 2012. Le president de Assemblée nationale Mr Traoré devient president par interim apres la demission de ATT le 8 avril 2012.
Il doit nommer un premier ministre qui va diriger le pays, puis conduire l’organisation des élections.
Apres le passage catastrophique de la junte qui a couté deux tiers du territoire au Mali, la question qui se pose aujourd’hui est que faire face à cette situation qui a coupé en deux le Mali voir trois parties?
Des éléments de réponses à venir bientôt


