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Coup d’Etat An 1

ImageLe 21 mars 2012 débutait la mutinerie du camp militaire Soundjata Keita de Kati, cette mutinerie débouchera comme chacun le sait sur la chute du président Amadou Toumani Touré.

Les mutins avec à leur tête le capitaine Haya Sanogo, illustre inconnu, vont s’emparer tour à tour de tous les points stratégiques de la capitale, en une journée puis annoncer le soir même  la chute du pouvoir en place.

Les mutins, devenus putschistes, vont alors nous offrir, sur les antennes, de la télévision nationale, un réquisitoire contre le pouvoir du président déchu.

Le coup selon eux aurait été motivé par la corruption au sommet de l’Etat, la gabegie, le manque de développement du pays, et le manque d’équipements de l’armée, qui subissait défaite sur défaite au nord du Mali.

Le réquisitoire des putschistes contre le Président ATT n’est pas surprenant, tant tout le monde était au courant de tous ces maux gangrenant le pays et ce depuis une dizaine d’années.

Mais voila qu’a la fin de leur intervention, les mutins poitrines bombées nous annoncent qu’ils vont reprendre le nord du pays sous peu….

Le lendemain du coup toutes les administrations sont pillées, on voit des militaires charger des écrans plats, et des réfrigérateurs etc… à l’arrière de leurs pick-up.. …drôle d’attitude pour des gens prétendant vouloir reconquérir les villes perdus sous peu…

ATT lui est introuvable, caché on ne sait ou, "un secret de militaire" comme il aime à le dire…

La suite on la connait, la prise de toutes les villes du nord par les jihadistes( Alqaida au maghreb islamique, Ansardine, mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest) et leurs affidés du Mnla ( mouvement national de libération de l’azawad) le 6 avril 2012.

Ce qui donnera lieu à un appel pathétique du capitaine Sanogo à Kati pour une "aide internationale afin d’aider le Mali", eux qui une semaine plutôt prétendait se préparer pour le nord…

Sous la pression de la Cedeao ils s’en iront, mais dans les faits seront toujours là à travers des organisations comme le Copam ou Mp22 dirigés par d’obscurs personnages, Amion Guindo et Mariko ( Ils se voyaient d’ailleurs premier ministrables…)

Cette meme organisation qui ira agresser le président par intérim tout fraichement désigné, D.Traoré le laissant pour mort dans son bureau.

Et bien d’autres péripéties… Agressions de journalistes, de politiques au sud, exactions, viols amputations au nord….

Sans l’intervention express de la France, le Mali n’existerait plus…du moins tel que les maliens le conçoivent! 

Les conséquences humanitaires

Dès le début des affrontements, en janvier 2012, il y avait eu des mouvements de population, une partie des populations avaient fui le mali pour trouver refuge en Algérie  Mauritanie, Burkina et Niger.

Avec l’intensification et la chute du nord, qui est imputable au coup d’Etat, n’en deplaise aux partisans de la junte( ils sont de moins en moins nombreux) plus de 400000 de nos compatriotes sont déplacés ou réfugiés aujourd’hui.

Une ville comme Gao plus grande ville du mali a perdu selon les estimations en 60 et 70% de ses habitants, idem pour Tombouctou et Kidal.

Il y a aujourd’hui une crise humanitaire sans précédent au nord du Mali, les populations manquent de toutes les denrées de premières nécessités, le carburant vient à manquer et avec la guerre les moyens d’approvisionnement sont entravés.

Les populations dans les camps vivent également, malgré l’aide de nos voisins dans des conditions extrêmement difficiles.

Le PAM estime devoir prendre en charge plus d’un million de maliens en 2013, du fait de la crise en cours dans le pays.

Les conséquences économiques

Le coup d’Etat a plongé le Mali dans une situation économique catastrophique, tous les projets sont aux arrêts, et l’aide internationale a été supprimée.

Contrairement aux fables que nous racontait l’ancien premier ministre Cheik Modibo Diarra, le Mali n’a jamais pu se passer de l’aide internationale.

Le Mali tablait sur une croissance de plus de 5%, elle sera finalement  en récession de 2%, avec une perte nette pour l’Etat malien de 600 millions d’euros.

Les plus gros clients du mali, les occidentaux ont déserté le pays, tous les secteurs en souffrent l’artisanat, l’hôtellerie les taxis…

Cette fuite des hommes et des capitaux avec l’arrêt de l’aide internationale finira d’achever l’économie malienne plongeant le peuple dans des souffrances supplémentaires..

Les entreprises maliennes auraient enregistré une chute de leurs chiffres d’affaire de plus de 50%.

Afin de compenser la fuite des capitaux, l’Etat supprimera un certains nombres de subventions sur des denrées, et augmentera les prélèvements sur les impôts plombant ainsi tous les secteurs de l’économie malienne…

Les conséquences politiques

Aujourd’hui on ne voit pas au Mali une classe politique responsable capable d’inverser la tendance et d’inverser définitivement le rapport de force que tente d’installer le capitaine Sanogo.

En effet dès le début du coup la voix des poids lourds de la politiques n’est pas très écoutée par la population, qui l’accuse d’avoir cautionner le "système" ATT.

il est vrai que la crise n’a pas renforcé l’amour pour les politiques au Mali tant ceux ci se sont montrés incapables pour une part de s’opposer, puis opportunistes d’autre part en voulant s’associer aux mutins.

Aujourd’hui les hommes politiques maliens ont à mon sens également besoin de leur commission de réconciliation et de dialogue, afin qu’ils comprennent que la grandeur du Mali vaut bien plus que leurs petits règlements de comptes privés et leur course effréné pour le pouvoir.

Ce coup d’Etat n’a en rien profité au Mali et aux Maliens, il a plongé le pays dans une période d’incertitudes conséquentes.

Aujourd’hui la balle est dans le camp du peuple malien, car la bataille qui s’annonce pour la reconstruction du mali ne se gagne pas avec les armes ou des slogans politiques, elle se gagne par une prise de conscience des enjeux et la volonté de chaque citoyen d’être acteur de la destinée du pays….

Si chacun d’entre nous s’engage à son petit niveau, dans sa rue, sa commune à vouloir changer les choses afin de ne plus jamais revivre ces heures sombres alors le Mali grandira..dans le cas contraire ce sera bis repetita….

L’ONU autorise l’envoi d’une force africaine au Mali

ImageLe Conseil de sécurité de l’ONU a adopté jeudi à l’unanimité une résolution, mise au point par Paris, et autorisant, «pour une période initiale d’un an», le déploiement d’une force internationale dans le nord du pays.

Les américains longtemps réticents à cette résolution française, on fini par suivre la position de paris.

Cette résolution comporte plusieurs elements, un volet diplomatique, un volet militaire

Sur le plan diplomatique, la résolution 2085 du conseil de sécurité des nations unies, incite fortement le gouvernement malien à entamer des négociations avec tous les groupes non terroristes, c’est à dire le Mnla (Mouvement national de libération de l’azawad) et Ansar-dine.

Ainsi l’Onu demande au Mali de discuter d’une part avec un groupe qui n’est pas le représentant légitime de la population au nord du Mali, et qui de plus ne représente plus rien sur le plan militaire après avoir été balayé par ses anciens alliés islamistes.

Puis d’autre part le gouvernement malien doit négocier également avec Ansar Dine, groupe clairement lié  à Aqmi, qui est coupable d’amputations, et de lapidations à mort de paisibles citoyens.

Certes le fait de discuter avec ces groupes permet de réduire le champs de l’intervention aux deux derniers groupes que sont Aqmi et sa branche "ouest africaine" le Mujao, mais cela permettra-t-il de résoudre une bonne fois pour toute ces crises qui opposent l’Etat central aux rebelles depuis plus de 5O ans?

Enfin l’Onu appelle aussi le mali à rétablir l’ordre constitutionnel et à organiser des élections d’ici avril 2013, ce qui parait d’ores et deja mission impossible, avec une partie du pays occupé.

Sur le plan militaire, la résolution autorise donc le déploiement d’une force militaire au Nord du Mali. Une force exclusivement africaine, composée par les pays membres de la communauté des Etats d’Afrique de l’ouest.

Cette force pourrait voir l’adhésion d’autres pays comme le Tchad, qui entend marchander chèrement sa participation. Le président Deby sollicités par tous n’aurait pas l’intention d’engager ses hommes sans de sérieuses contreparties de Paris.

De plus l’armée malienne devrait bénéficier début janvier de l’aide de formateurs de l’Union Européenne, pour l’aider à reconquérir le nord.

Seul hic il faudra que le  Conseil de sécurité s’estime «satisfait» de l’état de préparation de cette force, ce qui nous dépossède d’ores et déjà de la mission, et nous met dans les mains des diplomates Onusiens.

Enfin le calendrier le plus probable pour le début des opérations est l’automne 2013.

Sur le plan humanitaire, on déplore déjà plus de 400000 réfugiés et déplacés et se nombre devrait s’accroître en cas d’intervention au nord du mali. Il s’agit aussi de pouvoir prévoir et anticiper les besoins de ces populations en abris et nourriture.

Depuis l’annonce de cette intervention, certains apôtres  "experts" crient déjà au risque de génocide contre la population touareg.

A défaut d’être raisonnables, ces gens feraient mieux d’apprendre le sens réel du mot génocide  et surtout accroître leurs connaissances sur le Mali. Nous n’en sommes pas à notre première rébellion, de génocide il n’y en a jamais eu, et il n’y en aura pas.

La population touareg vit en paix au Mali, et ceux malgré les quelques exactions d’illuminés à Bamako et à Diabaly. Il ne s’agit ni plus ni moins que de la "bouillie" habituelle que nous sert le Mnla pour tenter d’exister.

Reste la question épineuse du financement de la mission qui n’a pas encore été tranchée et devra faire l’objet d’un rapport, d’ici 30 jours du secrétaire général de L’onu Ban Ki Moon.

On peut dire que cette résolution est avancée dans la résolution du conflit au Mali, mais que les chemin vers la liberté est encore long.

Mali: Intervention imminente?

Depuis le 6 avril et la chute du nord du Mali, occupé aujourd’hui par les islamistes une question s’est imposée dans toutes les chancelleries africaines et européennes, Que faire pour que le pays recouvre son intégrité territoriale et soit débarrassé de l’internationale djihadiste.

Dès lors 2 remèdes sont présentés au Mali; d’une part restaurer l’ordre constitutionnel à Bamako puis dans un second temps entamer des négociations avec les groupes présents au nord.

Aujourd’hui, on ne peut pas dire que le premier remède a été efficace, car on s’aperçoit qu’au sud du pays, il n’y a une autorité claire, un pouvoir décisionnaire fort. Les décisions du président sont contredites par les militaire du capitaine sanogo et quant au super premier ministre, lui semble bien éloigné de tout cela après avoir fait des pieds et des mains pour conserver son poste qui était alors menacé pour son inefficacité dans la reconquête du nord.

En bref au sud règne la confusion et donc un pouvoir inefficace, incapable de prendre la moindre mesure capable de changer les choses pour les habitants du nord du pays.

La preuve en est que la requête envoyée par le Président de la République Mr Traoré à la CDEAO pour demander l’aide de cette dernière a fait l’objet de contestations au sein des forces armées maliennes.

Ainsi depuis 7 mois rien n’a été fait les protagonistes bamakois n’étant pas d’accord sur la manière de traiter la crise, aucune négociation n’a été entreprise par le pouvoir en place et de manière officielle et d’ailleurs cette question de négociation ne se pose plus à mon sens.

En effet il y a eu sur ces derniers moi une accélération dans l’application de la charia, et plusieurs actes sont venus démontrer que rien ne serait négociable avec ces groupes terroristes.

Tout d’abord il y a eu la lapidation du couple d’Aguelhok, car il n’était marié, puis les différentes amputations à Gao Tombouctou et Ansongo.

Que peut-on négocier avec ces gens? Dès le départ ils ont annoncé la couleur "la charia n’est pas négociable", comment peut-on parler avec des assassins qui voudront nous imposer des lapidations publiques, des amputations, la burqa…bref faire du Mali l’Afghanistan des talibans.

Dès lors il est aisé de comprendre que dans la mesure où aucune négociation ne serait possible seule l’option militaire doit prévaloir.

D’ailleurs plus personne ne se fait de film la dessus, la France mobilise ses alliés espagnols et italiens, pour apporter un soutien logistique à une éventuelle intervention africaine au mali. Des forces spéciales sont également présentes au Niger et au Burkina Faso pour recueillir des renseignements et formés des officiers ouest-africains.

Autre signe annonciateur d’une intervention imminente un site espagnol révélait cette semaine la possibilité que l’Otan se serve des bases militaires des iles Canaries pour l’appui logistique à une possible intervention.

Les islamistes eux aussi se prépare à une éventuelle intervention, les membres du Mujao ont depuis peu accélérer les recrutements de djihadistes dans le sud de l’Algérie et reçoit des renforts venus d’Egypte et de Libye, sans oublier les jeunes des régions occupées.

Les hommes du mouvement Ansar dine s’entrainent dans les montagnes près de Kidal avec du matériel lourd et se préparent à une éventuelle attaque également.

Seul point de blocage reste les rapports plus que complexes entre la CDEAO et le pouvoir malien.

Il faut dire qu’il y a beaucoup de méfiance de part et d’autre, notamment au sein des forces armées maliennes ou on verrait la présence de la CDEAO au mali comme un affront.

La CDEAO pour intervenir au Mali veut pour cela avoir une base logistique à Bamako car selon le médiateur, pour  être efficace il faut un aéroport,  une antenne médicale et de transmission dans cette région. Il faut aussi un dispositif qui permet d’éviter que les mouvements armés, par des infiltrations, puissent déstabiliser Bamako, où il y a des ambassades des pays qui vont s’engager et aussi la représentation de la CEDEAO. Tout cela fait que la CDEAO veut intervenir, mais en tant que partie malienne.

On peut comprendre les arguments de la CDEAO car un échec dans cette tentative de reprise du nord scellerait le sort des villes occupées.

A Bamako on répond que la CDEAO pourrait s’installer ailleurs, il est difficile de comparer la capitale malienne aux autres villes du mali; d’ailleurs la plus grande base malienne jadis à Gao répondait aux ordres de Bamako et non de sévaré, d’autant plus que la CDEAO ne vient pas pour protéger les institutions qui ont décliné cette offre.

L’important n’est pas la proximité de cette base logistique avec la ligne de front mais plutôt l’environnement qui l’entoure, comme la présence de toutes les chancelleries occidentales, et d’un grand aéroport.

D’ailleurs les arguments de ceux qui y sont opposés sont assez flous ils se contentent de dire que Bamako n’est pas la ville la plus proche du front…..Argument qui n’en est pas un à mon sens.

Les militaires maliens à Sévaré prennent reçoivent leurs ordres de Bamako, ou l’on coordonne toutes les actions, il doit en être de même pour la future coalition internationale.

La future intervention se dessine petit à petit mais des blocages subsistent notamment entre les principales parties que sont la CDEAO et le Mali. Il faut trouver un terrain d’entente, car chaque jour qui passe, les islamistes se renforcent et la population souffre un peu plus.

Mali:Thérapie de groupe

L’adage veut que l’on sache d’ou on vient, pour savoir ou l’on va. Dans le cas précis de mon cher Mali il est important à l’heure actuelle de savoir où on doit aller.

Dans l’analyse de la situation actuelle, beaucoup de gens par facilité intellectuelle, y compris notre premier ministre tape sur le président déchu Amadou Toumani Touré.

ATT avait fait de la politique de consensus sa marque de fabrique, voilà ce que déclarait le premier ministre CMD dans son interview télévisée "célébrant" ses 100 jours de pouvoir " Le consensus tue".

CMD est un homme éduqué il sait donc ce que signifie les mots consensus, et ce que signifie son contraire pour un pays comme le Mali dans sa situation actuelle.

En fait il est admis comme analyse politique aujourd’hui de tout mettre sur le dos de l’ancien pouvoir, cette posture est même très appréciée, certains n’hésitent pas à remonter aux années Alpha Oumar Konaré.

Nous avons même assisté en une renaissance d’un amour pour l’ancien dictateur déchu Moussa Traoré, à qui l’on attribue un " Mali fort, qui savait quoi faire lors des rébellions".

Ces raisonnements sont, vous l’aurez compris surtout basé sur la facilité, la méconnaissance du sujet, la paresse intellectuelle, une dose de mauvaise foi et de démagogie.

Remontons dans le temps pour établir certaines bases permettant d’analyser concrètement notre passé afin de pouvoir construire un pays sur des bases solides.

Le Mali sous AOK 1992-2002

Il ne s’agit pas dans ce chapitre de faire l’apologie de la gouvernance du président AOK mais de faire une analyse objective des points positifs et des points négatifs.

Tout d’abord, il faut reconnaître à l’homme une grande carrière, militant clandestin, leader syndicaliste, journaliste, président du Mali, président de la Commission de l’UA, il fait partie des grandes figures maliennes et africaines.

En 1992 après des élections gagnées par son parti politique ADEMA, il est le premier président démocratiquement élu.

Quel était l’état du pays?

Le Mali sortait de 23 ans de dictature, pas d’institutions solides, une économie terrassée par la fuite des investisseurs et qui tenait debout grâce à ces mines d’or.

Comme toute dictature qui se respecte, la liberté de la presse était bafouée des gens embastillés….

Le mérite de AOK c’est d’avoir pu offrir au Mali une transition institutionnelle, par rupture avec le régime antérieur, en l’occurrence le régime du Général Moussa Traoré, au pouvoir de 1968 à 1991.

La gestion quotidienne de l’Etat a rencontré de nombreux défis durant ses premières années. Outre le traitement de la rébellion touarègue, compliqué par la constitution d’une puissante milice songhaï d’autodéfense dans le nord, le Mouvement Patriotique Ganda Koy (MPGK), le pouvoir fait face à des troubles sociaux impliquant élèves et syndicats de travailleurs. La première question est finalement réglée avec la signature à Alger, le 11 avril 1992, du « Pacte national » entre le gouvernement, les différents mouvements et le front unifié de l’Azawad. La signature, le 11 novembre 1994, des accords de paix entre les rebelles et le Mouvement Patriotique Ganda Koy ainsi que la rencontre de Tombouctou entre le gouvernement et les partenaires pour le développement du Nord-Mali du 15 au 18 juillet 1995 mettent un terme définitif à la rébellion touarègue.

Durant sa présidence le statut de la fonction publique est revu, par l’ordonnance n°77-71/CMLN. La loi n°93-59 du 8 septembre 1993 répartis les fonctionnaires en quatre catégories (A, B2, B1, C).

La libre administration des collectivités territoriales est prévue par la Constitution. En outre, la loi 93-008 du 11 février 1993 déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales, a rendu active la politique de décentralisation menée par le gouvernement. Un arsenal juridique adopté le 10 octobre 1996 est venue compléter cette loi en prévision des élections locales : la loi 96-050 sur la constitution et la gestion du domaine des collectivités ; la loi 96-051 déterminant les ressources fiscales des communes ; la loi 96-058 concernant les ressources fiscales du district de Bamako et des communes qui le composent ; la loi 96-059 portant création des communes.

L’appareil judiciaire est en rénové, avec le programme décennal de développement de la justice (PRODEJ).

Le multipartisme est désormais inscrit dans la Constitution. Le pays compte près de 78 partis déclarés. Parmi eux, environ, "20 sont représentés dans les conseils municipaux, 5 sont au gouvernement et 8 à l’Assemblée nationale (11 à l’Assemblée nationale précédente). Les deux institutions sont toutefois largement dominées par le parti au pouvoir, l’Alliance pour la Démocratie au Mali, malgré les démissions de février 2001.

Sur le plan économique le Mali relève petit à petit la tête, le retour des investisseurs favorisent la construction d’infrastructure dans la capitale, la réouverture de nombreux hôtels, et la résolution de la crise au nord du Mali, permet l’essor du tourisme.

Entre 1996 et 2002, le taux de croissance moyen est de 5,1 % Dans l’ensemble, les chiffres suggèrent une amélioration des indicateurs de scolarisation et de santé, à l’exception du taux de malnutrition infantile mesurée par le rapport poids/âge. Ce taux est passé de 27 % en 1996 à 33 % en 2001.

Un bon nombres de chiffres et de faits indiquent une amélioration de la condition de vie des maliens et une baisse des inégalités durant ces 10 années, le Mali a rattrapé beaucoup de son retard sur ses voisins.

Seul ombre au tableau les problèmes récurrents avec du président AOK avec son opposition, qui finira même par boycotter les élections de 1997, et le problème du développement des régions dites éloignées au nord du pays, qui accusent un retard par rapport à celles plus proches de Bamako.

Le président AOK s’en est allé conformément à la constitution en 2002, et contrairement à la tradition de tripatouillage constitutionnelle très répandue en afrique.

Le Mali sous ATT 2002-1 mois avant la fin de son mandat

C’est en 2002 que celui qui a renversé Moussa Traoré arrive au pouvoir, et cette fois-ci par la voie des urnes.

Celui que l’on nomme le soldat de la démocratie arrive avec un capital confiance, et surtout avec un pays qui est sur une lancée économique.

Son premier mandat de 5 ans, a été marqué par encore plus d’investissements étrangers au mali et un développement des infrastructures du pays.

Il y a eu aussi au niveau institutionnel quelques changements, ATT ayant mis en place une politique dite du consensus, qui vise à unir une grande partie de la classe politique derrière lui, supprimant de facto toutes formes d’opposition.

En 2006 éclate une première rébellion qui sera résolue par l’accord d’Alger et l’intégration d’un certains nombre d’officiers rebelles dans l’armée.

Le deuxième mandat d’ATT s’avère être plus difficile, comme pour tous les pays la crise est passée et malgré un taux de croissance de 5.4% la situation de l’emploi ne s’améliore guère.

Comme nous le savons tous ATT a été destitué à la suite d’un coup d’Etat orchestré par des militaires mutins, non pas pour des raisons économiques, mais parce que ces derniers disaient manquer d’armes et servir de chair à canon dans le conflit au nord. (Massacres Aguel’hok).

Certains d’entre nous on aussi été surpris par la quantité  d’armes abandonnées par les militaires sur le front, cela rend la thèse du sous-armement caduque.

Bilan de deux décennies

La crise militaire et institutionnelle que vit le mali ne devrait pas être imputée aux deux décennies démocratiques qu’a vécu le Mali.

Cette démocratie était fragile, car toute jeune, elle était rongée par la corruption et le népotisme.

C’était une démocratie fissurée avec des corrompus et des trafiquants notoires  dans les plus hautes sphères de l’Etat.

Comme toutes les jeunes démocratie le mali était malade des inégalités causées par une application stricto sensu des principes libéraux, qu’un pays aussi fragile ne pouvait supporter.

Cependant je pense que s’en tenir à l’explication "on est la par la faute d’ATT et AOK" résulte de la paresse intellectuelle.

Jusqu’au 22 Mars 2012 jamais dans l’histoire du Mali une de nos villes n’a été occupée par des rebelles, le coup d’état du Capitaine Sanogo a déstabilisé la chaîne de commandement, ce qui a favorisé la chute des 3 grandes Régions du Nord.

Sinon comment expliquer que ce qui n’a pas pu être fait de Novembre 2011 à Mars 2012, se fasse en moins de 3 jours, si ce n’est les impacts négatifs du coup d’état

L’armée malienne repoussait les rebelles, cependant les médias  ont succombé à la propagande mensongère du MNLA, ce qui a commencé à semer la zizanie au sein des forces armées et de la population.

ATT a sa part de responsabilité, mais ne peut servir d’excuses ou d’explications, aux maux actuels du pays.

Ceux qui ont les premiers précipité le pays, se sont les putschistes, tant qu’on ne reconnaît pas ça on ne peut aller de l’avant, et ceux qui à mon sens refusent de le faire sont les dirigeants actuels.

Il faut arrêter ce populisme qui est de tout mettre sur le dos des anciens maîtres, car ça reste une solution de faciliter qui nous empêche de réfléchir à l’avenir et nous bloque dans le passé.

La crise actuelle est due à ce facteur, entre ceux qui veulent absolument purger le passé, créer un modèle niant l’existence de 20 ans de démocratie, et ceux qui au contraire pense qu’il faut vivre avec notre passé, et s’en servir pour avancer.

La situation de blocage résulte de la non résolution de ce conflit, personne n’a le monopole de l’amour du Mali.

Le premier ministre en premier, plutôt que d’unir son peuple, a voulu pour se maintenir dans un premier temps accentuer cette division, n’hésitant pas à dire que ceux qui s’opposent à lui sont des anciens dignitaires du pouvoir voulant garder leurs privilèges.

Ceci est un exemple parfait de raisonnement  simpliste et qui plait aux personnes ne cherchant pas à aller au fond du problème.

Le problème de fond est comment nous maliens pouvons nous unir pour libérer nos frères qui vivent sous le joug de l’islamisme.

En parlant de tout sauf de ça le gouvernement tente de masquer son impuissance, et de cacher les critiques qui montent au sein de la population.

6 mois déjà et pas un seul acte concret n’a été posé, et pour nous faire oublier cela, on nous reparle du passé, ATT, AOK…cependant le problème  n’est pas la, mais les islamistes au Nord qui nous narguent à longueur de journées et humilient notre peuple.

Le gouvernement à beau parler de négociations, il n’en sera rien, car nous maliens ne pouvons accepter la charia, et le gouvernement ne peut récupérer le nord du pays seul.

Nous devons donc commencer par admettre l’impuissance de notre pays face à cette situation, puis y remédier, cette étape est absolument nécessaire, car trop souvent les néo-patriotes sont aveuglés par une gloire passée, il faut prendre en compte la nouvelle réalité.

Dans un second temps renforcer le partenariat avec nos partenaires de la CEDEAO, cesser là aussi de crier au loup, le Mali seul ne peut s’en sortir, il nous faudra l’appui de nos alliés, admettre cela aussi.

Ces conditions sont nécessaires pour l’accomplissement de ce grand défi qui nous attend, mais avant de relever nous devons changer notre état d’esprit, dépasser les querelles partisanes, cesser d’incriminer le passé, le voisin, ne pas céder à l’ogre salafiste-wahhabite qui sévit à Bamako à travers le haut conseil islamique……

République islamique de L’azawad:Ca change Quoi!?

Hier soir aux alentours de 20 heures des tirs éclatent dans les villes de Gao et Tombouctou, comme tous les habitants de ces villes on me demande ce qui se passe.

Par un communiqué à l’AFP le mouvement national de libération de l’azawad et Ansar dine le mouvement salafiste annoncent leur fusion et la création du comité transitoire de l’état islamique de l’azawad.

Le Mnla a longtemps basé sa communication sur la guerre contre Aqmi, ce qui lui a valu la sympathie des occidentaux, de la Mauritanie et de l’Algérie.

En effet ces états ne voyaient pas d’un mauvais œil que ce groupuscule s’occupe de "nettoyer" le nord Mali face aux différents groupes terroristes qui sévissaient dans la zone.

La création de cet état islamique doit leur paraitre pour le moins incongrue, à Nouakchott ou l’on a hébergé et alimenter le Mnla en armes avec la complicité de la France on doit s’en mordre les doigts.

On a longtemps pensé dans ces deux pays que le Mali étant un peu trop laxiste, et  il fallait donc venir en aide au Mnla qui leur avait promis de faire la guerre aux salafistes.

Quant à l’Algérie, ces dirigeants ont préféré ne pas s’impliquer dans l’imbroglio malien, la preuve en est l’échec patent de la Cemoc, le Comité d’état-major opérationnel conjoint qui réunissait les pays du sahel et qui devait lutter contre les trafics.

On peut dire que le Mnla a roulé dans la farine beaucoup de monde sur sa laïcité supposée, mais la réalité est que le Mnla est complètement dépassé par Ansar dine et se retrouve a courbé l’échine face aux puissants salafistes.

En effet dès le 11 avril, une semaine après la chute du nord à la faveur du Coup d’état du capitaine sanogo les drapeaux noirs flottaient sur les villes et les combattants du Mnla se retrouvaient bouter hors des villes.

Ansar dine est un groupuscule salafiste alliés à Al qaida au Maghreb islamique, dont la puissance financière est estimée à plus de 200 millions de dollars, sans compter l’appui de certains pays du golfe, favorables à la propagation de la charia.

Complètement dépassé le Mnla a donc fini par intégrer les mouvements salafistes et terroristes pour la création donc d’une future république islamique. On est loin de la déclaration unilatérale d’indépendance du 6 avril faite par les rebelles, il s’agit d’une disparition pure et simple des indépendantistes au profit de cet état hypothétique.

Ceci a été possible car d’une part les états qui soutenaient le mnla ont complétement déstabilisé les équilibres fragiles de la zone puis par le coup d’état au mali qui a fait disparaitre tout forme d’état central malien.

Il s’agit aujourd’hui pour le Mali qui souhaite recouvrer l’intégrité de son territoire et sauver les populations contre la charia de trouver une solution rapide et efficace.

La stabilisation du pouvoir central autour du président de transition dioncounda Traoré et du premier ministre C.M.Diarra est un préalable à cela.

Il faut que ce pouvoir central puisse avec la communauté internationale et la CDEAO établir un plan pour la sortie de crise, soit la négociation, soit la guerre, sachant que l’alliance entre le mnla et ansar dine rend l’hypothèse de la négociation de plus en plus improbable.

L’arme fatale dont nous disposons est la division qu’il peut y avoir entre ces différents groupes sachant qu’ils ne poursuivaient pas à l’origine le même objectif. Il va donc falloir tenter de s’appuyer sur un des deux groupes et il y a peu de chance que l’on fasse une alliance avec les salafistes donc ce sera probablement sur le Mnla ou ce qu’il en reste.

L’Algérie et la Mauritanie doivent également s’impliquer massivement dans la gestion du conflit, il n’y a que de cette manière que l’on pourra rapidement gérer cette crise, il n’y a donc plus de place pour les souverainistes qui ne croient qu’en une solution à la malienne.

La fusion entre le Mnla et Ansar dine ne change pas grand-chose dans ce qui se passe au nord du mali, mais va par contre mobiliser la communauté internationale qui voudra empêcher la formation d’un nouvel Afghanistan en plein sahel

Le mnla qui dit que les Touaregs sont marginalisés par le mali trouveront leur salut dans la réaction que pourra avoir notre pays pour les sauver contre le péril islamiste….ironie du sort

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Situation au Mali: Ne pas confondre nationalisme et patriotisme

Depuis le début de la crise et l’entrée en jeu de la communauté des états d’Afrique de l’ouest on assiste au réveil d’un protectionnisme à la malienne contre cet organe.

Il faut dire que le contre coup d’état avorté du 30 mars avait déjà échaudé les esprits, avec ces soi-disant mercenaires qui auraient tenté de déstabiliser le mali avec la  participation de l’ex-garde présidentielle issue d’un corps de l’armée,les parachutistes.

Suite à cet événement il y a eu une vague d’arrestations de ressortissants étrangers sur le sol malien, ils ont été relâché depuis…faute de preuves…évidement.

A partir de la un sentiment anti-Cedeao va gagner peu à peu une partie de la population pour finalement être à son paroxysme le dimanche 21 mai lorsque la junte et l’organe communautaire signe l’accord qui doit permettre a Dioncounda Traoré président de l’assemblée nationale de conduire la Transition pour 12 mois.

Cet haine va être exacerbée par une partie des leaders pro-junte que sont Monsieur Mariko Oumar et Guindo Amion  à travers les radios privées et les voitures qui sillonnent Bamako pour appeler a "dégager" le président de la "Cedeao".

Le lendemain des individus sans aucune opposition des forces de sécurité entre au palais présidentiel après plus d’une heure de marche et agressent Mr Traoré président par intérim, un homme âgé de 70 ans, forte heureusement;  une agression sans gravités.

Ces illuminés ont tenté de faire sombrer la transition et le mali en même temps, pour l’instant la suite des évènements reste encore très incertaine.

Il est donc urgent que les politiciens les intellectuels fassent de la pédagogie sur la Cedeao et surtout sur ce qu’est le patriotisme tout l’inverse du nationalisme.

Tout d’abord La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est une organisation  créée en 1975. C’est la principale structure destinée à coordonner les actions des pays de Afrique de l’ouest. Son but principal est de promouvoir la coopération et l’intégration avec pour objectif de créer une union économique et monétaire ouest-africaine. En 1990, son pouvoir est étendu au maintien de la stabilité régionale avec la création du groupe militaire d’intervention ECOMOG.

Suite aux tensions entre les différents pays, la CEDEAO a adopté un Protocole de non agression. Suivi en 1981 par le Protocole d’assistance en matière de défense et une Déclaration des principes politiques en juillet 1991.

Ce sont ces textes dont le Mali est signataire qui prévoient que la Cedeao soit totalement impliquée dans la transition malienne.

En effet aucun président ne devrait être être renversé par un coup d’état et si tel est le cas et que le pays se trouve dans un trouble politique; le rôle de la cedeao est d’intervenir pour trouver un accord entre les parties, ce qui a été fait.

Et ce n’est pas une première la cote d’ivoire avait en son temps été exclue lorsque L. Gbagbo avait refusé de reconnaitre sa défaite électorale face à A. Ouattara en 2010.

Ne faut-il donc pas selon les activistes du MP22 et de la Copam partis pro-junte que le Mali respecte sa signature?

Les mesures qui nous sont appliquées, nous avons signé POUR! Sans oublier la junte aussi a signé pour le retour de l’ordre constitutionnel et pour le maintien du Président de la transition.

Selon la Copam  Le mali est en train de se faire dicter sa conduite par les étrangers devenant un pays sous tutelle. Bien évidemment aucun d’entre eux ne souhaitent que le mali sorte de la Cedeao car la coopération économique est un "morceau" bien trop juteux pour la nation, de plus nous bénéficions des ports de la cedeao sans difficultés du fait des lois de libres circulation des biens et des marchandises.

Ceux qui crient à une attaque de la Cedeao conte le Mali je les met au défi de nous expliquer comment sortir de la zone et  revenir au franc malien pourrait aider le mali ou lui redonner une quelconque souveraineté.

Au contraire seule la coopération entière avec nos partenaires peut nous aider à nous en sortir, le choix de Dioncounda ancien Président de l’assemblée nationale est justifiée il est le garant de la continuité constitutionnelle, et  peut ainsi permettre une assistance logistique extérieure à une armée complétement à la "rue".

Aider un putschiste ou un homme installé au pouvoir à la suite d’un putsch ne serait rien d’autre que la validation pure et simple de cet acte.

Qui pourrait aujourd’hui  valider le renversement d’un président démocratiquement élu à 2 mois des elections et de la fin de son dernier mandat?

Beaucoup des manifestants anti-cedeao et pro-junte font la confusion entre le patriotisme et le nationalisme, pour être considéré comme un "patriote" aujourd’hui par ces gens il faudrait être contre la Cedeao.
Or cette position n’est rien d’autre que du nationalisme dans ce qu’il a de plus nauséabond, car il  ne s’agit pas ici du concept qui a amené la création des états nation et de la notion de compatriote, mais plus du nationalisme du 20ieme siècle basé sur le rejet de l’autre en tant qu’ennemi, mais plus encore il s’agit pour certains adeptes, de faire la différence "entre les bons et les mauvais maliens" ceux qui sont contre et ceux qui sont pour l’aide de la Cedeao.

Ces gens la veulent petit à petit refermer le mali sur lui même, ils veulent comme ils le disent que les maliens règlent leur problèmes entre eux!

Or cette situation serait catastrophique tant les divergences sont grandes aujourd’hui, et tant les moyens nous manquent.

Les membres de la Copam surfent sur cette confusion, les manifestants anti-cedeao pensant ainsi aimer leur pays plus que les autres.  Le patriotisme se différencie du nationalisme car il est  un sentiment d’appartenance, d’amour et de dévouement envers un pays, la patrie, et l’amour envers sa patrie ne signifie nullement la haine ou le rejet de l’autre.

Au contraire se sentiment voudrait que l’on fasse tous les sacrifices nécessaires pour sauver le mali. Je reste convaincu que la décision de la Cedeao reste la bonne pour sortir le pays du fossé dans lequel il se trouve.

Il n’y a que l’union de toute l’Afrique de l’ouest qui peut sauver le Mali et non le fait de s’isoler, toutes les positions isolationnistes ne font qu’affaiblir de jour en jour les chances que nous avons de recouvrer l’intégrité territoriale.

Et cela beaucoup de maliens commencent à le comprendre depuis l’agression à l’encontre du président, un acte qui nous met plus en retard qu’autre chose.

Je ne jette pas la pierre aux personnes qui s’opposent à la cedeao je les invite simplement à comprendre que ce n’est pas dans l’intérêt particulier que se trouve la solution mais dans l’intérêt général, car ce qui me frappe le plus c’est que pendant ce temps nos parents au nord vivent la charia.

Cette simple évocation devrait nous amener à revoir nos ambitions personnelles au profit de la libération de nos frères et sœurs du nord car nous sommes des patriotes et que nous aimons le mali quand il est grand et uni!

Coup d’etat acte 2: La lutte des classes.

La lutte des classes est une théorie développée dans les milieux révolutionnaires, qui fait état de conflits entre les différentes couchent sociales d’un pays, pour soit conservé son état économique, soit l’améliorer.

La lutte des classes est le fondement de la theorie marxiste, qui fera des petits dans plusieurs pays et notamment en URSS, il s’agit toujours selon marx d’un moteur profond de CHANGEMENT!

Le mot changement est en majuscule car il représente l’espoir ultime des classes pauvres, seul ce changement peut entrainer une modification de leurs conditions de vies. Ceux qui se sentent exclus se basent donc sur cette révolution pour ameliorer leur vie.

La notion de classe est essentiellement économique et dans le cas des pays pauvres comme le Mali, on observe une classe riche, aisée, une petit classe moyenne composée surtout de fonctionnaires ( pas confondre avec les hauts fonctionnaires)  et une classe très pauvres majoritaire.

Cette situation nait principalement d’un manque de redistribution des richesses entre les classes, qui entraine toutes sortes d’inegalités.

Quel rapport avec le coup d’etat au mali?

Il est simple , la classe politique, aisée, représente la classe économiquement dominante et la majorité, soutien au CNRDRE représente la classe pauvre pour la plus part d’entre eux.

Ainsi lorsque les gens pauvres, qui souffrent d’un manque de développement de leur situation, voient les militaires arrivés au pouvoir, ils y voient un changement, un air nouveau qui va leur apporter bonheur et satisfaction.

Lorsque des politiciens sont arrétés de manière arbitraire, emprisonnés, ils applaudissent car ils obtiennent une "revanche" sur ces gens qui n’ont rien fait pour modifier leur situation.

Ainsi sous fond de lutte des classes beaucoup de maliens acceptent qu’il y ait des entraves au droit, tant qu’il ne s’agit que de maltraiter la classe dominante.

De tout temps la population a aimé voir le "roi" se faire guillotiner! car cela lui prodigue un sentiment de revanche.

Or pendant que les militaires flattent l’ego du peuple a coup de demonstration de force falacieuse, le Nord, probleme pour lequel ils etaient venus brule!

Mieux ils affirment avoir trouvé des sommes liquides chez certains ministres, mais ou est cet argent? Ou est l’argent de la douane?

Les révolutions brutales ne peuvent satisfaire un peuple en soif de changement, car elles finissent toujours par se transformer en dictature sanguinaire (révolution russe 1917). On arrete les gens pour des soupçons de coup d’état, on met les gens sur ecoute etc…

Mais surtout aucune efficacité economique, le mali est un pays qui depend de l’exterieur et paradoxalement ne peut arreter cette dependance qu’avec l’aide exterieure.

C’est en developpant notre économie avec ces aides que l’on peut s’en sortir économiquement, avec de bons investissements et une bonne gestion des deniers publics.

Suis-je pour la gabegie et la corruption? Certainement pas, je suis au contraire pour que ces pratiques soient sanctionnées sévèrement et que ceux qui ont volé l’argent de l’etat puissent etre jugés, or il y a un prealable à la justice, l’etat de droit.

Une junte ne peut rendre une justice légale, seul un tribunal légal avec des preuves justes doit condamner les corrompus et à des peines sévères et justes.

La vengeance par la violation de la loi n’est pas une solution et encore moins une idéologie politique, d’autant plus qu’avec cela on passe à coté de l’essentiel, la souffrancee de nos freres et soeurs qui doivent bien se demander ce qui se passe a bamako pour qu’on les abandonne à ce poitn, pour nous consacrer à des problemes et des actes futiles.

Au final ce sont les mêmes qui vont souffrir, les pauvres cela même qui applaudissent aujourd’hui.

Qui dirige le Mali?

Nous assistons depuis la signature des accords cadres du 6 avril 2012, faisant de Dioncounda Traoré le président par intérim du Mali à un jeu de dupes.

En effet la junte sous la pression économique et politique de la cedeao signait des accords qui devaient permettre un retour au pouvoir des civils sous la présidence de monsieur Traoré, alors président de l’assemblée nationale.

Le lendemain de "l’intronisation" du président par intérim déjà les choses commençaient à devenir étranges, car Sanogo déclarait sur la chaine de télévision nationale qu’au bout des 40 jours d’intérim, le CNRDRE et la Cedeao reprendraient les discussions.

En d’autres termes on remet la constitution pour faire constater l’impossibilité de l’appliquer, et donc le CNRDRE reprendrait le pouvoir, il ignore, que  le CNRDRE n’a aucune existence légale, aucun d’entre eux n’est élu, et surtout il y a une guerre au nord.

L’idée du premier ministre s’inscrit dans la recherche d’une stabilité car sa nomination devrait lui permettre  d’avoir les mains libres et de mener le pays vers le recouvrement de son intégrité et vers des élections.

Depuis la réunion de Ouagadougou on assiste à une querelle autour justement du président par intérim, en effet la junte se croyant plus futée que les autres veut reprendre le pouvoir en faisant constater l’incapacité du pouvoir à organiser les elections, or l’ordre constitutionnel étant revenu, en période de crise le président peut tout naturellement decreté un etat d’urgence et poursuivre son mandat avec "un comité" jusqu’a ce que la situation revienne à la normale.

Un autre cas de figure consisterait au terme d’un accord à prolonger le delais de l’interim, de 6,12,14  mois afin que l’on puisse regler tous les problemes dans un cadre politique fixe.

Le CNRDRE pense tout le contraire et veut recuperer le pouvoir au bout de 40 jours pour installer un comité (encore un) avec ces acolytes Mariko et consorts en soutien bien evidemment!

On peut donc affirmer clairement que la volonté de la junte est de conserver le pouvoir et de mener la transition comme bon lui semble au mépris de toutes les règles juridiques du pays, pire encore elle ne cesse de procéder à des arrestations sans motifs et surtout à conduire les gens mis aux arrêts à Kati. Il serait bon de se rappeler que Kati n’est pas le centre de détention du Mali.

On assiste donc à un blocage entre les militaires qui souhaitent mener clairement la transition en etant membre du comité et les politiques qui estiment que le role des militaires est au front et non au gouvernement et encore moins à la presidence.

pour ceux qui voient en Sanogo un sauveur ou un génie politique, je leur dit qu’ils se trompent il n’est ni l’un ni l’autre, la politique c’est un metier, mener le pays c’est un metier on ne s’improvise pas dirigeant et surtout il n’a aucun leadership,  aucune légitimité internationale pour sortir le Mali du bourbier dans lequel il a contribué à l’enfoncer, or nous aurons besoin des Algériens, Mauritaniens et Nigériens pour résoudre la crise.

Les militaires sont helas guidés par leur ego, et veulent à tout prix prendre leur revanche apres les humiliations subies, argument qui peut etre recevable, mais on parle de vies humaines, de femmes battues violées et de population sous le coup de la famine.

Il est temps d’arreter les jeux pour le pouvoir et de voir l’interet de la nation, car ce qui pourrait arriver au final, est plus grave que que l’on ne peut l’imaginer, des populations au nord se sentant abandonner par Bamko pourraient adherer aux theses du MNLA ou des salafistes.

Pour ma part je propose que le president d’interim ait un delais pour regler la crise du nord et les elections en concert bien sur avec le "super" premier ministre, avec un gouvernement d’union nationale, reste maintenant à se mettre d’accord pour se cet homme providentiel qui à mes yeux n’existe pas vraiment.

J’estime que le CNRDRE, au lieu de caresser le rêve d’un CTSP nouvelle formule, devrait, par patriotisme, penser seulement à prendre en main les affaires militaires qu’il gérerait avec le chef suprême des armées, le président intérimaire.

Ali nouhoun Diallo

Apres ce coup d’etat chacun des militaires veut devenir le nouveau ATT, (et il serait naif de penser le contraire) et veut jouer un role historique dans le destin du Mali.

Je pense que que le CNRDRE avec ses acolytes n’ont absolument pas l’intention de rendre le pouvoir à l’heure actuelle, de plus lors de son intervention télévisée le capitaine Sanogo a bien fait comprendre qu’ils etaient la pour rester. ils devraient plutôt se donner comme objectif la reconstruction de l’armée plus que la conquête politique, et surtout ils doivent cesser d’écouter ces hommes politiques qui lui soufflent des ignominies à l’oreille!

 

Il est à noter que pendant ce temps les salafistes et leurs alliés indépendantistes s’installent tranquillement au nord, ils font des meetings, rétablissent l’eau et commencent à mettre en place une administration. Ils ont même décider de fermer les frontières de l’azawad avec le Mali, un comble!

 

 

Nord-Mali: La Solution militaire ou diplomatique?

Intronisation du Président par intérim

12 avril 2012 la junte transmet le pouvoir, au président de l’assemblée nationale Dioncounda Traoré, qui va comme le prévoit la constitution assumer l’intérim du pouvoir. Il aura en principe 40 jours au plus pour organiser les elections, et  je peux d’ores et déjà vous annoncez qu’il ne tiendra pas les délais, vu la situation dans le Nord du Pays.

 

Dioncouda Traoré, hasard des choses est né a Kati (la ville d’où est partie la mutinerie) , c’est un politique malien chevronné, ayant été emprisonné et torturé sous le régime dictatorial de Moussa Traoré ( 1968-1991). Il est président de L’alliance démocratique du Mali et était candidat à l’élection présidentielle du 29 avril 2012.

Avec

son investiture il aura la lourde tache de gérer la crise du nord( Il a déjà averti qu’il n’écartait pas l’option de la guerre totale), la junte, et le désordre causé par le coup et l’avancée des rebelles. Il aura également pour mission de relancer la machine économique malienne qui était l’une des plus dynamique de la zone CEDEAO avant le coup ( taux de croissance du Produit intérieur brut de 5.4%.)

Ici il s’agit de traiter la possibilité d’une intervention extérieure dans le nord du mali, et notamment par l’ancienne puissance coloniale la France ou par la CEDEAO.

Tout d’abord le Mali et la France, contrairement à ce que pense beaucoup de personne, n’ont pas d’accord de défense, mais des accords de coopération militaire.

En d’autres termes la France participe à travers ses instructeurs et son matériel à la formation des militaires maliens, elle n’est pas tenue d’intervenir militairement dans le Pays.

Coopération, qui à la différence de la coopération opérationnelle, vise à "structurer l’outil de Défense du pays hôte", dans le long terme et en faisant effort sur les élites, les écoles.

De plus Alain Juppé ministre des affaires étrangères n’a cessez de marteler que la France n’interviendrait pas militairement au Mali, mais pourrait servir d’appui logistique à la CEDEAO.

Ces derniers jours j’ai lu des plaintes concernant la non-intervention de la France dans le conflit, certains n’hésitant pas à dire que cela démontre la complicité de cette dernière avec le MNLA.

Tout d’abord il faut savoir que la France est en période électorale, et aussi cynique que cela puisse paraitre, personne ne lance de guerre dans ces périodes. Monsieur Juppé s’est donc contenté de saisir le conseil de sécurité de L’ONU afin de condamner le "péril islamiste" qui menace le pays.

De plus après la guerre en Libye la France ne veut pas s’engager à nouveau dans ce conflit qui pourrait selon les dires de certains conseillers à l’Élysée être l’Afghanistan français.

Enfin le sentiment anti-impérialiste est assez fort au Mali, de plus la population a suivi avec attention les exploits de la force licorne en cote d’ivoire et n’en garde pas un bon souvenir.

Ainsi au vu des ces éléments la France ne devrait logiquement pas intervenir au nord-Mali d’autant plus qu’elle y a un certains nombres d’otages aux mains d’AQMI.

Idem pour les US qui après la Somalie ne remettront pas les pieds en Afrique si ce n’est pour des opérations furtives menés par des hommes "grenouilles", tel que le largage de vivres au camp de Tessalit en février dernier.

Quant à la CEDEAO, il y a des accords de défense mutuelle dans les traités qui permettent une intervention militaire dans le Nord-Mali, de la désormais célèbre force ECOMOG.

Tout d’abord il faudrait au moins 4 semaines pour mobiliser cette force, et organiser le commandement entre tous les pays.

La question la plus importante arrive alors: Qui a envi d’aller mourir pour le Nord-Mali?

Il ne s’agit pas des militaires mais de la manière dont les opinions publiques perçoivent cet événement, comment expliquer au Nigeria que malgré Boko Haram il faut aller sauver le nord Mali, le Burkina sort tout juste d’une mutinerie au sein de son armée et la Cote d’ivoire tente de reconstruire son armée. Macky Sall tout juste élu ne voit pas non plus d’un bon œil le fait d’aller s’enliser dans le désert malien au nom de l’intégration ouest africaine.

De plus cette force d’intervention réputée violente n’a pas laissé de très bon souvenirs lors de ses 2 sorties en Sierra Leone et au Liberia, bien au contraire elle est accusée d’avoir frapper aveuglement.

Une intervention de cette dernière reste donc à l’heure actuelle très compliquée.

Il reste les forces armées maliennes, qui c’est vrai a la vue de ses dernières prestations n’inspirent pas une énorme confiance, or il faut modérer ces propos.

En effet les forces armées maliennes sont réputées d’un très bon niveau, et sa déroute face aux rebelles peut s’explique par le putsch du 22 mars 2012.

En effet le capitaine Sanogo professeur d’anglais au camp militaire de kati devenu, chef de la junte ne peut pas s’improviser stratège militaire,il n’en a pas les capacités, de plus ayant mit aux arrêts la plupart des commandants et généraux y compris ceux qui était à Gao dans le nord, la chaine de commandement s’est complétement brisée.

Il parait donc difficile à l’heure actuelle d’organiser une contre-attaque tant que la chaine de commandement n’est pas rétablie, et l’armée ré-organisée.

De plus qu’on se le dise l’armée malienne possède les armes pour aller au combat contrairement aux dires des uns et des autres, prétendre le contraire serait un mensonge.

Mais finalement la solution pourrait etre plus pacifique que l’on ne le croit, en effet depuis le retour à l’ordre constitutionnel, le Mali possède sur la table deux offres de services.

Tout d’abord le MNLA qui propose une alliance à Bamako pour ainsi bouter Ansardine et AQMI du nord Mali, en contre partie on négociera, une forme d’autonomie ou de fédéralisme( cela fera l’objet d’un autre texte).

Ansardine qui est opposé a l’indépendance de l’azawad propose également à Bamako de bouter le MNLA hors du Mali, mais la contre-partie semble trouble, on voit mal le Mali accepter la charia en son sein.

Mais on est en droit de se demander si l’on peut et si l’on doit réellement négocier avec les rebelles, car il ne faut pas oublier qu’ils ont du sang sur les mains, qu’ils ont pillé des villes et qu’il y a eu des viols dans certaines ville du Nord-Mali.

Les négociations avec le MNLA ont commencé en Mauritanie où T.Dramé du PARENA a rencontré les représentants des rebelles qui y sont installés et qui ont bénéficié selon des notes secrètes révélées par le Nouvel OBS d’un appui logistique de la France et de Nouakchott pour lutter contre AQMI.

Il y a de quoi se poser des questions sur la solution diplomatique et sur la solution militaire, car la premiere laisserait un sentiment d’humiliation à l’armée et la seconde pourrait empirer la situation humanitaire du Nord, avec un sérieux risque d’enlisement.

Pour l’instant la priorité semble être donnée à la nomination du premier ministre qui entraine plus de palabres que la solution aux problèmes de développement du pays!

 

Le MNLA n’existe (encore) que par les medias.

Depuis plusieurs mois, pour ceux qui résident en France ou regardent certaines chaines de télévisions nous assistons à un certains cirque médiatique.

En effet nous voyons deux voir trois personnages se succeder sur les plateaux télévisés, il s’agit dans un premier temps de Mossa ag Assarid, écrivain à temps partiel, ayant fait ses études à Bamako, il profite du jumelage avec la ville d’Angers pour venir y faire ses études supérieures.

Et en janvier 2012 il rejoint le MNLA comme porte parole en France ,en plus de  cela il est parfois pigiste à RFI et France culture.

Puis il y a Mossa Ag Attaher, ancien membre de l’association des élèves et étudiants du Mali chargé de communication du MNLA en France,qui vocifère dans  les médias écrits et télévisés dès qu’on l’y invite.

Ainsi le 25 janvier 2012 dans une interview accordée au journal Le Monde il déclare que : "le MNLA est l’émanation des aspirations des touaregs et d’une bonne partie des Songhaï, Peuls et Maures de l’Azawad" et lutte pour le "droit de la population de l’Azawad au libre choix de son mode de gouvernement, à l’autodétermination et, si elle le souhaite, à l’indépendance"( Rappelons que l’indépendance a été déclarée de manière unilatérale le 6 avril 2012). Selon lui, "les fonctionnaires de l’Etat malien dans nos villes sont tous des sudistes. Les gouverneurs de Kidal, Tombouctou et Gao sont des Bambaras, venus du Sud en mission. Il en va de même pour les hauts fonctionnaires régionaux ainsi que pour les gradés de l’armée  et des autres services de sécurité".

Il reproche aux gouverneurs des trois régions Gao, Kidal, et Tombouctou de ne pas être nordistes, ce qui montre bien la vision ethnique et sectaire de la revendication indépendantiste.

Il affirme egalement que les songhais, peuls et maures du Mali sont en accord avec le MNLA, faisant ainsi croire qu’ils ont obtenu le droit de parler au nom de toutes ces populations.

Apres les massacres de Aguel’hok où 80 militaires maliens desarmés furent égorgés et éventrés, pas une seule question, n’a été posée au porte-parole du MNLA, pire il affirme qu’il n’y avait que le MNLA à aguel’hok  avouant de facto  des crimes de guerre.

Le 8 janvier 2012 dans la tribune de Genève Hama Ag Sid’Ahmed, porte-parole du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) déclare que «Aujourd’hui, les Touaregs restent le seul rempart possible à l’expansion d’AQMI».

Ainsi pendant 3 mois les trois compères vont sillonner les télévisions françaises sans même qu’un seul représentant de l’État malien en France  puisse répliquer, leurs paroles valant  évangile.

L’enfummage de l’opinion internationale est en marche et le raisonnement est simple, si vous voulez vous debarasser des salafistes, nous pouvons vous aider, en contre partie nous voulons l’independance.

La peur du salafisme et de l’intégrisme étant un puissant levier médiatique en occident, rajouter à cela la sympathie des mouvements libertaires pour les luttes indépendantistes, les portes voix du MNLA ont eu tout le plaisir du monde à s’exprimer dans les médias sans réels contradicteurs.

Ce mouvement était donc devenu  mediatique arrivant même à masquer des crimes de guerre et allant jusqu’a faire oublier que les touaregs  ne represente que 15% d’une population du nord qui n’etait pas toute acquise à l’independance.

Car bien avant la manifestation des femmes le 17 fevrier 2012,  à Bamako, qui a conduit à des actes anti-touaregs ; beaucoup  affirmaient vouloir rester malien et vivre paisiblement à Bamako ou dans d’autres villes du Pays. Depuis ils sont nombreux à avoir  fui  par crainte de représailles du fait de l’avancée des rebelles.

Le MNLA a remporté il est certains la bataille médiatique avant de remporter la bataille militaire sur le Mali.

En effet la voix du Mali a longtemps été inexistante dans les medias internationaux laissant la voie libre aux mensonges et contre-verités du MNLA.

Depuis une semaine le mouvement indépendantiste, sympathique d’hommes bleus à dos de dromadaire montre une autre image, que celle qu’elle a bien voulu donner dans les medias .

On decouvre des alliances secrètes issues de liens familiaux entre les membres d’al qaida au maghreb islamique et d’ansar dine avec le MNLA.

On se rend compte que Mossa Ag attaher qui disait son emotion sur son compte facebook apres la chute de Tombouctou est beaucoup plus silencieux depuis que le drapeau noir de Iyad Ag Ghaly flotte sur la ville. Cet ancien chef du mouvement populaire de l’azawad; ancêtre du MNLA donc et salafiste applique la charia à Tombouctou depuis plusieurs jours.

L’argument selon lequel le MNLA et les Salafistes ne "fricottent" pas ensemble s’effondre d’autant plus que l’un des chefs d’AQMI Abdelkrim Targui n’est autre que le cousin de Iyad Ag Ghali.

Etant donné que dans le bureau politique du MNLA il y a selon les informations  du site pro-touareg toumast de nombreux membres dont les liens de parentés sont réels avec Ag Ghali, on peut alors y voir une connection certaines entre les salafistes et le MNLA( quand on connait l’importance des liens tribaux dans cette zone).

De plus il est avéré qu’ils ont attaqué simultanément les villes de Kidal, Gao et Tombouctou.

Il y a la un faisceau d’indices assez importants pour corroborer les thèses selon lesquelles le MNLA et les salafistes sont liés.

Face à cela; le nouveau mot magique du MNLA est "laicité", ce concept si precieux à la nation francaise et qui a servit à opposer les musulmans aux autres citoyens.

En utilisant ce terme les rebelles espèrent sans doute pouvoir se demarquer des salafistes, mais ils ont vite été ratrappés par la réalité du terrain.

Ultime artifice une humanitaire Sophie Petronin, aurait été sauvée selon ses dires sur BFM et dans le Figaro des griffes des salafistes par les touaregs lors de l’enlevement du consul d’Algérie à gao le 8 avril 2012.

L’humanitaire permet ainsi de conclure la phase médiatique ou le MNLA tente de se dissocier des salafistes avec la complicité ou la naiveté des medias occidentaux.

Une recherche rapide sur google permet de savoir que Sophie Petronin dans un reportage de 2009 sur TV5 avait la nationalité Suisse et qu’aujourd’hui elle est présentée comme etant française. Chacun se fera son avis sur la question, peut être a-t-elle la double nationalité…..?
Toujours est-il que Gao sous le contrôle du MNLA a été pillée, des femmes violées, des banques braquées, et ça personne ne pose la question aux chargés de communication du mouvement. Des combattants de Boko Haram ont même été aperçus  dans la ville et se sont présentés à la population comme étant nigérians. Tombouctou et Kidal sont sous le controle d’Iyad Ag Ghali.

Dans tout cela ou est le gouvernement de l’Azawad libre? Quand on ne maitrise plus une seule ville d’un hypothétique pays peut-on pretendre qu’il est libéré?

La réponse est simple, le MNLA a gagné le bataille médiatique avec une certaines naïveté, et parfois complicité de médias occidentaux mais sur le terrains la vérité est tout autre, ils ne maitrisent plus rien et sont débordés par leurs alliés salafistes. De plus les populations peuls  songhais avec qui ils voulaient faire l’azawad fuient tous vers le sud quand les maures eux vont vers la Mauritanie.

Le MNLA et l’Azawad reste à ce jour une belle réalisation médiatique, mais une triste réalité sur le terrain pour des populations livrées à elle même, qui souffrent du manque de soins et de produits de premières nécessités.

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