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Coup d’Etat An 1

ImageLe 21 mars 2012 débutait la mutinerie du camp militaire Soundjata Keita de Kati, cette mutinerie débouchera comme chacun le sait sur la chute du président Amadou Toumani Touré.

Les mutins avec à leur tête le capitaine Haya Sanogo, illustre inconnu, vont s’emparer tour à tour de tous les points stratégiques de la capitale, en une journée puis annoncer le soir même  la chute du pouvoir en place.

Les mutins, devenus putschistes, vont alors nous offrir, sur les antennes, de la télévision nationale, un réquisitoire contre le pouvoir du président déchu.

Le coup selon eux aurait été motivé par la corruption au sommet de l’Etat, la gabegie, le manque de développement du pays, et le manque d’équipements de l’armée, qui subissait défaite sur défaite au nord du Mali.

Le réquisitoire des putschistes contre le Président ATT n’est pas surprenant, tant tout le monde était au courant de tous ces maux gangrenant le pays et ce depuis une dizaine d’années.

Mais voila qu’a la fin de leur intervention, les mutins poitrines bombées nous annoncent qu’ils vont reprendre le nord du pays sous peu….

Le lendemain du coup toutes les administrations sont pillées, on voit des militaires charger des écrans plats, et des réfrigérateurs etc… à l’arrière de leurs pick-up.. …drôle d’attitude pour des gens prétendant vouloir reconquérir les villes perdus sous peu…

ATT lui est introuvable, caché on ne sait ou, "un secret de militaire" comme il aime à le dire…

La suite on la connait, la prise de toutes les villes du nord par les jihadistes( Alqaida au maghreb islamique, Ansardine, mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest) et leurs affidés du Mnla ( mouvement national de libération de l’azawad) le 6 avril 2012.

Ce qui donnera lieu à un appel pathétique du capitaine Sanogo à Kati pour une "aide internationale afin d’aider le Mali", eux qui une semaine plutôt prétendait se préparer pour le nord…

Sous la pression de la Cedeao ils s’en iront, mais dans les faits seront toujours là à travers des organisations comme le Copam ou Mp22 dirigés par d’obscurs personnages, Amion Guindo et Mariko ( Ils se voyaient d’ailleurs premier ministrables…)

Cette meme organisation qui ira agresser le président par intérim tout fraichement désigné, D.Traoré le laissant pour mort dans son bureau.

Et bien d’autres péripéties… Agressions de journalistes, de politiques au sud, exactions, viols amputations au nord….

Sans l’intervention express de la France, le Mali n’existerait plus…du moins tel que les maliens le conçoivent! 

Les conséquences humanitaires

Dès le début des affrontements, en janvier 2012, il y avait eu des mouvements de population, une partie des populations avaient fui le mali pour trouver refuge en Algérie  Mauritanie, Burkina et Niger.

Avec l’intensification et la chute du nord, qui est imputable au coup d’Etat, n’en deplaise aux partisans de la junte( ils sont de moins en moins nombreux) plus de 400000 de nos compatriotes sont déplacés ou réfugiés aujourd’hui.

Une ville comme Gao plus grande ville du mali a perdu selon les estimations en 60 et 70% de ses habitants, idem pour Tombouctou et Kidal.

Il y a aujourd’hui une crise humanitaire sans précédent au nord du Mali, les populations manquent de toutes les denrées de premières nécessités, le carburant vient à manquer et avec la guerre les moyens d’approvisionnement sont entravés.

Les populations dans les camps vivent également, malgré l’aide de nos voisins dans des conditions extrêmement difficiles.

Le PAM estime devoir prendre en charge plus d’un million de maliens en 2013, du fait de la crise en cours dans le pays.

Les conséquences économiques

Le coup d’Etat a plongé le Mali dans une situation économique catastrophique, tous les projets sont aux arrêts, et l’aide internationale a été supprimée.

Contrairement aux fables que nous racontait l’ancien premier ministre Cheik Modibo Diarra, le Mali n’a jamais pu se passer de l’aide internationale.

Le Mali tablait sur une croissance de plus de 5%, elle sera finalement  en récession de 2%, avec une perte nette pour l’Etat malien de 600 millions d’euros.

Les plus gros clients du mali, les occidentaux ont déserté le pays, tous les secteurs en souffrent l’artisanat, l’hôtellerie les taxis…

Cette fuite des hommes et des capitaux avec l’arrêt de l’aide internationale finira d’achever l’économie malienne plongeant le peuple dans des souffrances supplémentaires..

Les entreprises maliennes auraient enregistré une chute de leurs chiffres d’affaire de plus de 50%.

Afin de compenser la fuite des capitaux, l’Etat supprimera un certains nombres de subventions sur des denrées, et augmentera les prélèvements sur les impôts plombant ainsi tous les secteurs de l’économie malienne…

Les conséquences politiques

Aujourd’hui on ne voit pas au Mali une classe politique responsable capable d’inverser la tendance et d’inverser définitivement le rapport de force que tente d’installer le capitaine Sanogo.

En effet dès le début du coup la voix des poids lourds de la politiques n’est pas très écoutée par la population, qui l’accuse d’avoir cautionner le "système" ATT.

il est vrai que la crise n’a pas renforcé l’amour pour les politiques au Mali tant ceux ci se sont montrés incapables pour une part de s’opposer, puis opportunistes d’autre part en voulant s’associer aux mutins.

Aujourd’hui les hommes politiques maliens ont à mon sens également besoin de leur commission de réconciliation et de dialogue, afin qu’ils comprennent que la grandeur du Mali vaut bien plus que leurs petits règlements de comptes privés et leur course effréné pour le pouvoir.

Ce coup d’Etat n’a en rien profité au Mali et aux Maliens, il a plongé le pays dans une période d’incertitudes conséquentes.

Aujourd’hui la balle est dans le camp du peuple malien, car la bataille qui s’annonce pour la reconstruction du mali ne se gagne pas avec les armes ou des slogans politiques, elle se gagne par une prise de conscience des enjeux et la volonté de chaque citoyen d’être acteur de la destinée du pays….

Si chacun d’entre nous s’engage à son petit niveau, dans sa rue, sa commune à vouloir changer les choses afin de ne plus jamais revivre ces heures sombres alors le Mali grandira..dans le cas contraire ce sera bis repetita….

Mali:Imbroglio Kidalois

La région de Kidal est depuis un mois au centre de toutes les attentions. Du coté malien on s’inquiète de l’absence de l’armée nationale, du côté français on ménage le MNLA et on est surtout préoccupé par le sort des otages cachés dans l’Adrar des ifoghas et du côté des rebelles on alterne entre communiqué positif et négatif à l’encontre de la France et du Mali.

Présentation de la région:Tessalit-and-the-Adrar-des-Ifoghas-mountains-source-BBC

Kidal est la 8ieme région administrative du mali, elle a été créé en 1991 à la suite des accords de Tamanrasset entre la rébellion (déjà) touareg et le Mali.

Il s’agissait d’une étape supplémentaire dans la décentralisation de l’état malien, la région compte 67000 habitants quand le pays lui en compte 15 millions, ce qui laisse présumé du poids relatif de cette région en terme démographique.

La région est peuplée de songhay, Touaregs, de berbères kountas et d’arabes.

Cette zone est tristement célèbre car le massif de l’Adrar des ifoghas connu autre fois pour les treks est devenu le refuge d’Al Qaida au Maghreb Islamique, et probablement la zone ou se trouveraient les otages.

Contrairement aux comparaisons en vogue dans les medias, le mali ce n’est pas l’Afghanistan et l’Adrar des ifoghas (voir ici une vue générale de Tessalit) ce n’est pas Tora Bora.

Il est important pour comprendre ce qui se passe à Kidal de comprendre le jeu des acteurs et les affrontements entre des intérêts divergents.

 l’ami français

"Nous sommes là pour aider le Mali à recouvrir son intégrité territoriale" voilà une phrase que Jean-Yves le Drian ministre de la défense français et François Hollande le président français répètent à qui veut bien l’entendre.

Or il est peut être bon de rappeler aux amis français que la région de Kidal fait partie du Mali et hormis quelques hommes du Colonel Major Gamou aucune autre troupe malienne n’est présente dans la région.

Rassurez-vous les français savent bien que Kidal est une région malienne et ils savent également l’impatience que nous avons à recouvrir le contrôle total du pays, cependant plusieurs difficultés demeurent. Tout d’abord la présence du Mouvement national de libération de l’Azawad et du mouvement islamique de l’Azawad.

Ces deux mouvements rivalisent d’ingéniosité pour s’attirer les faveurs de la France, et notamment dans le renseignement pour la recherche des otages, mais aussi en agitant le chiffon rouge habituel de l’exaction et du génocide que pourrait commettre l’armée malienne à l’encontre de la population de Kidal.

En bon "stratège" les français travaillent pour l’instant "en bonne intelligence" comme le dit le Drian avec les forces en présence, mais ne doivent pas rester insensible au tourment du peuple malien, au risque de créer une frustration et une plus grande rancœur à l’encontre des rebelles (oui c’est encore possible).

A termes l’armée malienne et l’administration sera surement de retour à kidal mais quand? et dans quelles conditions? Car il est sûr que la France a besoin de tout sauf de se retrouver à faire l’arbitre dans un conflit entre le MIA, le MNLA, et le Mali, et pour l’instant elle arrive tant bien que mal à ménager les sensibilités!

MIA, Mnla et vice versa 

Apres le FLNA, le MAA, le nouveau venu de la bande est le MIA (Mouvement islamique de l’Azawad), avec à sa tête Alghabass Ag Intallah (oui celui de AnsarDine). Ces gens qui avaient menacé le mali 9 mois durant, qui avaient lapidé un jeune couple à Aguelhok, sont devenus des modérés dès l’entrée en lice de la France.

Ces "dissidents", ayant fui la "tyrannie" d’Iyad Ag Ghali nous expliquent maintenant qu’ils ont toujours été opposés aux dérives du guide suprême. Plutôt que de s’appeler le MIA ils auraient mieux fait de se nommer le MOA (Mouvement des opportunistes de l’Azawad).

Il s’agit globalement de combattants de AnsarDine n’ayant pas pu fuir et qui ne doivent leur survie (politique) qu’à leur soi-disant connaissance du terrain et la possibilité d’aider à traquer Aqmi (leur ancien allié) dans l’Adrar pour éventuellement retrouver les otages français. Autant dire que c’est une position plus ou moins trouble.

Le Mnla lui reste fidèle à lui-même, entre arrogance et véhémence  il ne représentait rien militairement, mais commence à se refaire une santé en recyclant les anciens combattants d’AnsarDine. Ce mouvement a mis de l’eau dans son "thé" et ne parle plus d’indépendance, se disant même prêt à discuter avec Bamako.

Aujourd’hui les informations qui nous proviennent de la ville de Kidal font état d’une forte tension entre les deux groupes qui sont composés de tribus différentes (Ifoghas essentiellement MIA et les Idnan et chamanamass essentiellement au MNLA).

La "position" malienne

La joie des premiers jours a laissé place à la frustration, l’etonnement, la suspicion,  la question est sur toutes les lèvres, que se passe-t-il à Kidal? Pourquoi l’armée malienne n’est pas encore présente à Kidal?

La réponse du gouvernement malien est aussi vague que celle du gouvernement français, entre "on se prépare à y aller" et "la question est en cours de traitement " on ne saurait plus quoi penser.

En réalité il y a plusieurs explications à cela, d’une part l’armée malienne est toujours en guerre contre le MNLA et le MIA, or il semble que la France dans la chasse aux djihadistes ait recours à ces deux groupes. La présence de l’armée malienne à Kidal pourrait simplement dégénérer en guerre ouverte dans la ville, ce que veut éviter à tout prix nos "amis".

Ensuite l’armée malienne n’a tout simplement pas les capacités logistiques pour envoyer des hommes à Kidal. Aujourd’hui déjà ceux qui sont à Gao ont des difficultés à s’approvisionner alors imaginer ceux qui seraient à Kidal. Cependant la volonté demeure de recouvrer l’ensemble de l’intégrité territoriale, mais il ne faudra pas à le faire à tout prix.

En d’autres termes le Mali n’a pas vraiment d’autre choix que d’observer ce qui se passe pour l’instant dans la région de Kidal, tout en restant vigilant sur la suite des évènements, une chose est certaine la population s’impatiente!

La région de Kidal focalise l’attention car elle rassemble toutes les composantes de la crise au nord du Mali.

Il y a là des rebelles Touaregs, mais également des "islamistes" du MIA et les jihadistes d’Aqmi. Depuis la libération de la région il y a eu 2 attentats à la voiture piégée (voiture qui viennent de l’intérieur de la ville pour aller toucher des postes de contrôle).

Le kamikaze est venu de l’intérieur de la ville pas de l’extérieur comme à Gao, cela pose la question de la présence de jihadistes dans  la ville et au sein même des groupes MIA et Mnla qui semblent plus maîtriser la com’  que le terrain.

Enfin je veux rendre hommage aux soldats tombés au front pour que vive la nation malienne. Toute ma solidarité au peuple Tchadien.


Mali: Konna la barbare, Konna la décisive

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En ce début d’année 2013 les évènements semblent s’accélérer au Nord du mali. Pour rappel depuis le mois de Mars 2012 à la suite d’un coup d’état le nord du pays était occupé par plusieurs groupes terroristes et indépendantistes.

Tout d’abord le mouvement national  de libération de l’Azawad, Al Qaida au Maghreb islamique, Ansar Dine et enfin le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest.

Ces quatre groupes majeurs ne seront bientôt plus que trois après la bataille dans la ville de Gao en juillet entre le Mujao et le Mnla qui vit la victoire de Mujao et donc la marginalisation du Mnla qui ne maitrise plus que la ville de tinzaoutène.

Il y a dès lors une coexistence entre les 3 groupes djihadistes qui se partagent les 3 régions du Mali, Gao pour le Mujao, Tombouctou pour Aqmi et la région de Kidal pour AnsarDine.

Le groupe AnsarDine composé de Touaregs maliens, avec un chef Iyad Ag Ghali, rebelle historique, et ancien diplomate malien à Kidal réclame l’imposition de la Charia au nord du mali et s’était déclaré disponible pour le dialogue.

Une réunion était prévue pour le 10 janvier à Ouagadougou entre le Mnla fantomatique, AnsarDine et le Mali…

Cependant pour négocier, il faut être plusieurs, l’état Malien n’a jamais été enclin à discuter des revendications de ces deux groupes essentiellement composés de maliens, au sein du Mnla régnait une certaine cacophonie (certains étant pour l’autonomie, d’autres pour l’indépendance, enfin une branche ne voulant même pas s’asseoir à la même table que AnsarDine)

Idem du côté du mouvement de Iyad Ag Ghali qui est traversé par plusieurs courants parfois antagonistes.

Ainsi le Samedi 1 janvier AnsarDine à durcit le ton vis à vis du Mali, dans une plateforme remise au médiateur ils réclament l’autonomie du nord du Mali avec l’application de la charia. ils  exigent que le « caractère islamique de l’Etat du Mali soit proclamé solennellement dans la Constitution ».

Parallèlement plusieurs infos provenant de Tombouctou  indiquaient que les terroristes s’apprêtaient à mener une action de grande envergure dans les jours à venir. En effet des djihadistes venus de toutes les régions nord du mali avec armes et carburant se sont réunis dans la localité de Bambara Maoudé non loin de la ligne de front.

Dans un premier temps beaucoup ont pensé qu’il s’agissait d’une opération pour mettre la pression sur le mali mais rapidement , dans la journée de mercredi après les accrochages entre les djihadistes et l’armée malienne, l’objectif des djihadistes étaient clairement de s’emparer de l’aéroport de sévaré.

La reconquête du nord du Mali devait partir de cet aéroport stratégique de sévaré et si les islamistes avaient réussis à l’occuper cet intervention aurait été compromise.

La bataille de Konna fut  une bataille décisive dans laquelle l’armée malienne a payé le prix fort et sa résistance doit être saluée.

D’après de témoignages  d’habitants et de militaires  dans un premier temps les forces loyales avaient fait reculer les djihadistes. Cependant face au harcèlement permanent et à la multiplication des fronts tout autour de la ville, l’armée avait fini par se retirer vers sevaré.

L’aide de l’aviation malienne et française fut salutaire pour l’armée de terre car elle lui a  permis de stopper l’avancée des terroristes vers sévaré puis de les repousser en dehors de Konna.

Un premier bilan fait état de plusieurs dizaines de morts chez les islamistes, quand dans un autre temps Sanda Ould Boumama porte-parole d’AnsarDine faisait état de 20 militaires tués et plusieurs capturés dans les colonnes de Sahara medias.

Le conflit malien change donc de nature avec l’entrée en jeu de la France qui à l’heure actuelle continuerait encore les raids aériens et notamment sur la ville de Lére.

Le déploiement de la force de la Cedeao devrait s’accélérer durant ce week end pour devenir effectif en début de semaine. Le Niger et le Burkina ayant deja mis a disposition 500 soldats chacun.

Les heures et jours à venir seront décisifs pour l’avenir du Mali et du sahel.

L’ONU autorise l’envoi d’une force africaine au Mali

ImageLe Conseil de sécurité de l’ONU a adopté jeudi à l’unanimité une résolution, mise au point par Paris, et autorisant, «pour une période initiale d’un an», le déploiement d’une force internationale dans le nord du pays.

Les américains longtemps réticents à cette résolution française, on fini par suivre la position de paris.

Cette résolution comporte plusieurs elements, un volet diplomatique, un volet militaire

Sur le plan diplomatique, la résolution 2085 du conseil de sécurité des nations unies, incite fortement le gouvernement malien à entamer des négociations avec tous les groupes non terroristes, c’est à dire le Mnla (Mouvement national de libération de l’azawad) et Ansar-dine.

Ainsi l’Onu demande au Mali de discuter d’une part avec un groupe qui n’est pas le représentant légitime de la population au nord du Mali, et qui de plus ne représente plus rien sur le plan militaire après avoir été balayé par ses anciens alliés islamistes.

Puis d’autre part le gouvernement malien doit négocier également avec Ansar Dine, groupe clairement lié  à Aqmi, qui est coupable d’amputations, et de lapidations à mort de paisibles citoyens.

Certes le fait de discuter avec ces groupes permet de réduire le champs de l’intervention aux deux derniers groupes que sont Aqmi et sa branche "ouest africaine" le Mujao, mais cela permettra-t-il de résoudre une bonne fois pour toute ces crises qui opposent l’Etat central aux rebelles depuis plus de 5O ans?

Enfin l’Onu appelle aussi le mali à rétablir l’ordre constitutionnel et à organiser des élections d’ici avril 2013, ce qui parait d’ores et deja mission impossible, avec une partie du pays occupé.

Sur le plan militaire, la résolution autorise donc le déploiement d’une force militaire au Nord du Mali. Une force exclusivement africaine, composée par les pays membres de la communauté des Etats d’Afrique de l’ouest.

Cette force pourrait voir l’adhésion d’autres pays comme le Tchad, qui entend marchander chèrement sa participation. Le président Deby sollicités par tous n’aurait pas l’intention d’engager ses hommes sans de sérieuses contreparties de Paris.

De plus l’armée malienne devrait bénéficier début janvier de l’aide de formateurs de l’Union Européenne, pour l’aider à reconquérir le nord.

Seul hic il faudra que le  Conseil de sécurité s’estime «satisfait» de l’état de préparation de cette force, ce qui nous dépossède d’ores et déjà de la mission, et nous met dans les mains des diplomates Onusiens.

Enfin le calendrier le plus probable pour le début des opérations est l’automne 2013.

Sur le plan humanitaire, on déplore déjà plus de 400000 réfugiés et déplacés et se nombre devrait s’accroître en cas d’intervention au nord du mali. Il s’agit aussi de pouvoir prévoir et anticiper les besoins de ces populations en abris et nourriture.

Depuis l’annonce de cette intervention, certains apôtres  "experts" crient déjà au risque de génocide contre la population touareg.

A défaut d’être raisonnables, ces gens feraient mieux d’apprendre le sens réel du mot génocide  et surtout accroître leurs connaissances sur le Mali. Nous n’en sommes pas à notre première rébellion, de génocide il n’y en a jamais eu, et il n’y en aura pas.

La population touareg vit en paix au Mali, et ceux malgré les quelques exactions d’illuminés à Bamako et à Diabaly. Il ne s’agit ni plus ni moins que de la "bouillie" habituelle que nous sert le Mnla pour tenter d’exister.

Reste la question épineuse du financement de la mission qui n’a pas encore été tranchée et devra faire l’objet d’un rapport, d’ici 30 jours du secrétaire général de L’onu Ban Ki Moon.

On peut dire que cette résolution est avancée dans la résolution du conflit au Mali, mais que les chemin vers la liberté est encore long.

Mali: Intervention imminente?

Depuis le 6 avril et la chute du nord du Mali, occupé aujourd’hui par les islamistes une question s’est imposée dans toutes les chancelleries africaines et européennes, Que faire pour que le pays recouvre son intégrité territoriale et soit débarrassé de l’internationale djihadiste.

Dès lors 2 remèdes sont présentés au Mali; d’une part restaurer l’ordre constitutionnel à Bamako puis dans un second temps entamer des négociations avec les groupes présents au nord.

Aujourd’hui, on ne peut pas dire que le premier remède a été efficace, car on s’aperçoit qu’au sud du pays, il n’y a une autorité claire, un pouvoir décisionnaire fort. Les décisions du président sont contredites par les militaire du capitaine sanogo et quant au super premier ministre, lui semble bien éloigné de tout cela après avoir fait des pieds et des mains pour conserver son poste qui était alors menacé pour son inefficacité dans la reconquête du nord.

En bref au sud règne la confusion et donc un pouvoir inefficace, incapable de prendre la moindre mesure capable de changer les choses pour les habitants du nord du pays.

La preuve en est que la requête envoyée par le Président de la République Mr Traoré à la CDEAO pour demander l’aide de cette dernière a fait l’objet de contestations au sein des forces armées maliennes.

Ainsi depuis 7 mois rien n’a été fait les protagonistes bamakois n’étant pas d’accord sur la manière de traiter la crise, aucune négociation n’a été entreprise par le pouvoir en place et de manière officielle et d’ailleurs cette question de négociation ne se pose plus à mon sens.

En effet il y a eu sur ces derniers moi une accélération dans l’application de la charia, et plusieurs actes sont venus démontrer que rien ne serait négociable avec ces groupes terroristes.

Tout d’abord il y a eu la lapidation du couple d’Aguelhok, car il n’était marié, puis les différentes amputations à Gao Tombouctou et Ansongo.

Que peut-on négocier avec ces gens? Dès le départ ils ont annoncé la couleur "la charia n’est pas négociable", comment peut-on parler avec des assassins qui voudront nous imposer des lapidations publiques, des amputations, la burqa…bref faire du Mali l’Afghanistan des talibans.

Dès lors il est aisé de comprendre que dans la mesure où aucune négociation ne serait possible seule l’option militaire doit prévaloir.

D’ailleurs plus personne ne se fait de film la dessus, la France mobilise ses alliés espagnols et italiens, pour apporter un soutien logistique à une éventuelle intervention africaine au mali. Des forces spéciales sont également présentes au Niger et au Burkina Faso pour recueillir des renseignements et formés des officiers ouest-africains.

Autre signe annonciateur d’une intervention imminente un site espagnol révélait cette semaine la possibilité que l’Otan se serve des bases militaires des iles Canaries pour l’appui logistique à une possible intervention.

Les islamistes eux aussi se prépare à une éventuelle intervention, les membres du Mujao ont depuis peu accélérer les recrutements de djihadistes dans le sud de l’Algérie et reçoit des renforts venus d’Egypte et de Libye, sans oublier les jeunes des régions occupées.

Les hommes du mouvement Ansar dine s’entrainent dans les montagnes près de Kidal avec du matériel lourd et se préparent à une éventuelle attaque également.

Seul point de blocage reste les rapports plus que complexes entre la CDEAO et le pouvoir malien.

Il faut dire qu’il y a beaucoup de méfiance de part et d’autre, notamment au sein des forces armées maliennes ou on verrait la présence de la CDEAO au mali comme un affront.

La CDEAO pour intervenir au Mali veut pour cela avoir une base logistique à Bamako car selon le médiateur, pour  être efficace il faut un aéroport,  une antenne médicale et de transmission dans cette région. Il faut aussi un dispositif qui permet d’éviter que les mouvements armés, par des infiltrations, puissent déstabiliser Bamako, où il y a des ambassades des pays qui vont s’engager et aussi la représentation de la CEDEAO. Tout cela fait que la CDEAO veut intervenir, mais en tant que partie malienne.

On peut comprendre les arguments de la CDEAO car un échec dans cette tentative de reprise du nord scellerait le sort des villes occupées.

A Bamako on répond que la CDEAO pourrait s’installer ailleurs, il est difficile de comparer la capitale malienne aux autres villes du mali; d’ailleurs la plus grande base malienne jadis à Gao répondait aux ordres de Bamako et non de sévaré, d’autant plus que la CDEAO ne vient pas pour protéger les institutions qui ont décliné cette offre.

L’important n’est pas la proximité de cette base logistique avec la ligne de front mais plutôt l’environnement qui l’entoure, comme la présence de toutes les chancelleries occidentales, et d’un grand aéroport.

D’ailleurs les arguments de ceux qui y sont opposés sont assez flous ils se contentent de dire que Bamako n’est pas la ville la plus proche du front…..Argument qui n’en est pas un à mon sens.

Les militaires maliens à Sévaré prennent reçoivent leurs ordres de Bamako, ou l’on coordonne toutes les actions, il doit en être de même pour la future coalition internationale.

La future intervention se dessine petit à petit mais des blocages subsistent notamment entre les principales parties que sont la CDEAO et le Mali. Il faut trouver un terrain d’entente, car chaque jour qui passe, les islamistes se renforcent et la population souffre un peu plus.

Mali:Thérapie de groupe

L’adage veut que l’on sache d’ou on vient, pour savoir ou l’on va. Dans le cas précis de mon cher Mali il est important à l’heure actuelle de savoir où on doit aller.

Dans l’analyse de la situation actuelle, beaucoup de gens par facilité intellectuelle, y compris notre premier ministre tape sur le président déchu Amadou Toumani Touré.

ATT avait fait de la politique de consensus sa marque de fabrique, voilà ce que déclarait le premier ministre CMD dans son interview télévisée "célébrant" ses 100 jours de pouvoir " Le consensus tue".

CMD est un homme éduqué il sait donc ce que signifie les mots consensus, et ce que signifie son contraire pour un pays comme le Mali dans sa situation actuelle.

En fait il est admis comme analyse politique aujourd’hui de tout mettre sur le dos de l’ancien pouvoir, cette posture est même très appréciée, certains n’hésitent pas à remonter aux années Alpha Oumar Konaré.

Nous avons même assisté en une renaissance d’un amour pour l’ancien dictateur déchu Moussa Traoré, à qui l’on attribue un " Mali fort, qui savait quoi faire lors des rébellions".

Ces raisonnements sont, vous l’aurez compris surtout basé sur la facilité, la méconnaissance du sujet, la paresse intellectuelle, une dose de mauvaise foi et de démagogie.

Remontons dans le temps pour établir certaines bases permettant d’analyser concrètement notre passé afin de pouvoir construire un pays sur des bases solides.

Le Mali sous AOK 1992-2002

Il ne s’agit pas dans ce chapitre de faire l’apologie de la gouvernance du président AOK mais de faire une analyse objective des points positifs et des points négatifs.

Tout d’abord, il faut reconnaître à l’homme une grande carrière, militant clandestin, leader syndicaliste, journaliste, président du Mali, président de la Commission de l’UA, il fait partie des grandes figures maliennes et africaines.

En 1992 après des élections gagnées par son parti politique ADEMA, il est le premier président démocratiquement élu.

Quel était l’état du pays?

Le Mali sortait de 23 ans de dictature, pas d’institutions solides, une économie terrassée par la fuite des investisseurs et qui tenait debout grâce à ces mines d’or.

Comme toute dictature qui se respecte, la liberté de la presse était bafouée des gens embastillés….

Le mérite de AOK c’est d’avoir pu offrir au Mali une transition institutionnelle, par rupture avec le régime antérieur, en l’occurrence le régime du Général Moussa Traoré, au pouvoir de 1968 à 1991.

La gestion quotidienne de l’Etat a rencontré de nombreux défis durant ses premières années. Outre le traitement de la rébellion touarègue, compliqué par la constitution d’une puissante milice songhaï d’autodéfense dans le nord, le Mouvement Patriotique Ganda Koy (MPGK), le pouvoir fait face à des troubles sociaux impliquant élèves et syndicats de travailleurs. La première question est finalement réglée avec la signature à Alger, le 11 avril 1992, du « Pacte national » entre le gouvernement, les différents mouvements et le front unifié de l’Azawad. La signature, le 11 novembre 1994, des accords de paix entre les rebelles et le Mouvement Patriotique Ganda Koy ainsi que la rencontre de Tombouctou entre le gouvernement et les partenaires pour le développement du Nord-Mali du 15 au 18 juillet 1995 mettent un terme définitif à la rébellion touarègue.

Durant sa présidence le statut de la fonction publique est revu, par l’ordonnance n°77-71/CMLN. La loi n°93-59 du 8 septembre 1993 répartis les fonctionnaires en quatre catégories (A, B2, B1, C).

La libre administration des collectivités territoriales est prévue par la Constitution. En outre, la loi 93-008 du 11 février 1993 déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales, a rendu active la politique de décentralisation menée par le gouvernement. Un arsenal juridique adopté le 10 octobre 1996 est venue compléter cette loi en prévision des élections locales : la loi 96-050 sur la constitution et la gestion du domaine des collectivités ; la loi 96-051 déterminant les ressources fiscales des communes ; la loi 96-058 concernant les ressources fiscales du district de Bamako et des communes qui le composent ; la loi 96-059 portant création des communes.

L’appareil judiciaire est en rénové, avec le programme décennal de développement de la justice (PRODEJ).

Le multipartisme est désormais inscrit dans la Constitution. Le pays compte près de 78 partis déclarés. Parmi eux, environ, "20 sont représentés dans les conseils municipaux, 5 sont au gouvernement et 8 à l’Assemblée nationale (11 à l’Assemblée nationale précédente). Les deux institutions sont toutefois largement dominées par le parti au pouvoir, l’Alliance pour la Démocratie au Mali, malgré les démissions de février 2001.

Sur le plan économique le Mali relève petit à petit la tête, le retour des investisseurs favorisent la construction d’infrastructure dans la capitale, la réouverture de nombreux hôtels, et la résolution de la crise au nord du Mali, permet l’essor du tourisme.

Entre 1996 et 2002, le taux de croissance moyen est de 5,1 % Dans l’ensemble, les chiffres suggèrent une amélioration des indicateurs de scolarisation et de santé, à l’exception du taux de malnutrition infantile mesurée par le rapport poids/âge. Ce taux est passé de 27 % en 1996 à 33 % en 2001.

Un bon nombres de chiffres et de faits indiquent une amélioration de la condition de vie des maliens et une baisse des inégalités durant ces 10 années, le Mali a rattrapé beaucoup de son retard sur ses voisins.

Seul ombre au tableau les problèmes récurrents avec du président AOK avec son opposition, qui finira même par boycotter les élections de 1997, et le problème du développement des régions dites éloignées au nord du pays, qui accusent un retard par rapport à celles plus proches de Bamako.

Le président AOK s’en est allé conformément à la constitution en 2002, et contrairement à la tradition de tripatouillage constitutionnelle très répandue en afrique.

Le Mali sous ATT 2002-1 mois avant la fin de son mandat

C’est en 2002 que celui qui a renversé Moussa Traoré arrive au pouvoir, et cette fois-ci par la voie des urnes.

Celui que l’on nomme le soldat de la démocratie arrive avec un capital confiance, et surtout avec un pays qui est sur une lancée économique.

Son premier mandat de 5 ans, a été marqué par encore plus d’investissements étrangers au mali et un développement des infrastructures du pays.

Il y a eu aussi au niveau institutionnel quelques changements, ATT ayant mis en place une politique dite du consensus, qui vise à unir une grande partie de la classe politique derrière lui, supprimant de facto toutes formes d’opposition.

En 2006 éclate une première rébellion qui sera résolue par l’accord d’Alger et l’intégration d’un certains nombre d’officiers rebelles dans l’armée.

Le deuxième mandat d’ATT s’avère être plus difficile, comme pour tous les pays la crise est passée et malgré un taux de croissance de 5.4% la situation de l’emploi ne s’améliore guère.

Comme nous le savons tous ATT a été destitué à la suite d’un coup d’Etat orchestré par des militaires mutins, non pas pour des raisons économiques, mais parce que ces derniers disaient manquer d’armes et servir de chair à canon dans le conflit au nord. (Massacres Aguel’hok).

Certains d’entre nous on aussi été surpris par la quantité  d’armes abandonnées par les militaires sur le front, cela rend la thèse du sous-armement caduque.

Bilan de deux décennies

La crise militaire et institutionnelle que vit le mali ne devrait pas être imputée aux deux décennies démocratiques qu’a vécu le Mali.

Cette démocratie était fragile, car toute jeune, elle était rongée par la corruption et le népotisme.

C’était une démocratie fissurée avec des corrompus et des trafiquants notoires  dans les plus hautes sphères de l’Etat.

Comme toutes les jeunes démocratie le mali était malade des inégalités causées par une application stricto sensu des principes libéraux, qu’un pays aussi fragile ne pouvait supporter.

Cependant je pense que s’en tenir à l’explication "on est la par la faute d’ATT et AOK" résulte de la paresse intellectuelle.

Jusqu’au 22 Mars 2012 jamais dans l’histoire du Mali une de nos villes n’a été occupée par des rebelles, le coup d’état du Capitaine Sanogo a déstabilisé la chaîne de commandement, ce qui a favorisé la chute des 3 grandes Régions du Nord.

Sinon comment expliquer que ce qui n’a pas pu être fait de Novembre 2011 à Mars 2012, se fasse en moins de 3 jours, si ce n’est les impacts négatifs du coup d’état

L’armée malienne repoussait les rebelles, cependant les médias  ont succombé à la propagande mensongère du MNLA, ce qui a commencé à semer la zizanie au sein des forces armées et de la population.

ATT a sa part de responsabilité, mais ne peut servir d’excuses ou d’explications, aux maux actuels du pays.

Ceux qui ont les premiers précipité le pays, se sont les putschistes, tant qu’on ne reconnaît pas ça on ne peut aller de l’avant, et ceux qui à mon sens refusent de le faire sont les dirigeants actuels.

Il faut arrêter ce populisme qui est de tout mettre sur le dos des anciens maîtres, car ça reste une solution de faciliter qui nous empêche de réfléchir à l’avenir et nous bloque dans le passé.

La crise actuelle est due à ce facteur, entre ceux qui veulent absolument purger le passé, créer un modèle niant l’existence de 20 ans de démocratie, et ceux qui au contraire pense qu’il faut vivre avec notre passé, et s’en servir pour avancer.

La situation de blocage résulte de la non résolution de ce conflit, personne n’a le monopole de l’amour du Mali.

Le premier ministre en premier, plutôt que d’unir son peuple, a voulu pour se maintenir dans un premier temps accentuer cette division, n’hésitant pas à dire que ceux qui s’opposent à lui sont des anciens dignitaires du pouvoir voulant garder leurs privilèges.

Ceci est un exemple parfait de raisonnement  simpliste et qui plait aux personnes ne cherchant pas à aller au fond du problème.

Le problème de fond est comment nous maliens pouvons nous unir pour libérer nos frères qui vivent sous le joug de l’islamisme.

En parlant de tout sauf de ça le gouvernement tente de masquer son impuissance, et de cacher les critiques qui montent au sein de la population.

6 mois déjà et pas un seul acte concret n’a été posé, et pour nous faire oublier cela, on nous reparle du passé, ATT, AOK…cependant le problème  n’est pas la, mais les islamistes au Nord qui nous narguent à longueur de journées et humilient notre peuple.

Le gouvernement à beau parler de négociations, il n’en sera rien, car nous maliens ne pouvons accepter la charia, et le gouvernement ne peut récupérer le nord du pays seul.

Nous devons donc commencer par admettre l’impuissance de notre pays face à cette situation, puis y remédier, cette étape est absolument nécessaire, car trop souvent les néo-patriotes sont aveuglés par une gloire passée, il faut prendre en compte la nouvelle réalité.

Dans un second temps renforcer le partenariat avec nos partenaires de la CEDEAO, cesser là aussi de crier au loup, le Mali seul ne peut s’en sortir, il nous faudra l’appui de nos alliés, admettre cela aussi.

Ces conditions sont nécessaires pour l’accomplissement de ce grand défi qui nous attend, mais avant de relever nous devons changer notre état d’esprit, dépasser les querelles partisanes, cesser d’incriminer le passé, le voisin, ne pas céder à l’ogre salafiste-wahhabite qui sévit à Bamako à travers le haut conseil islamique……

Mali: Comment le Mnla a perdu le Nord

On croyait le Mnla durablement installé dans son QG de Gao au nord du mali et ce malgré la perte de Tombouctou et Kidal ainsi qu’une domination sans partage des islamistes sur ce vaste territoire depuis maintenant 3 mois.

C’est donc avec une certaine surprise que l’on apprenait que le Mujao mouvement affilié à Aqmi, avait expulsé le Mnla de Gao et de Tombouctou les reléguant à la frontière mauritanienne et algérienne.

Le chef du Mnla Bilal Ag Cherif lui a été évacué vers Ouagadougou et le Mnla a perdu gros dans cette bataille!

Le mnla disait être composé de 10000 hommes et exposait fièrement ces armes sur France 24! Or les djihadistes en moins de 5 heures sont arrivés à les expulser de la Ville de Gao!

Comment expliquer une telle chute?

Le Mnla n’a jamais suscité auprès de la population locale une quelconque sympathie, bien au contraire dans cette ville de Gao, il existe une véritable hostilité aux mouvements rebelles et ce depuis les années 6O.

En effet à chaque rébellion la ville se retrouve aux premières loges, avec notamment la milice songhaï, les ganda Khoy qui ont combattu auprès de l’armée malienne à chaque conflit. A Gao la mémoire de ces combattants est assez présente et les habitants se souviennent des hommes qui sont morts pour protéger la cité des Askia. Il existe donc un désamour de la rébellion, qui ne signifie pas un désamour des Touaregs car Gao est une ville assez cosmopolite.

De plus lors de la prise de la ville il y a eu des vols et des viols commis par les combattants du mnla d’après le rapport de HRW! Dès lors les islamistes ont commencé leur propagande en arrêtant les voleurs et en dédommageant les victimes! Cela a pu leur attirer la sympathie de la population au détriment du Mnla.

Enfin la cause majeur de rupture vient de la volonté sécessionniste du Mnla qui n’est absolument pas partagée par la population, et la encore les islamistes sont apparus comme étant les « garants » de l’unité nationale car ils ont toujours refusé l’idée d’indépendance préférant eux se battre pour la charia sur tout le Mali.

L’assassinat de l’élu local Oumarou a été le déclencheur d’une manifestation de la population contre le Mnla et cette manifestation a amené cet affrontement qui apparaissait de plus en plus inéluctable.

La propagande des islamistes est allée jusqu’à remettre le drapeau du Mali sur le gouvernorat de Gao ancien siège du Mnla.

En somme les islamistes ont effectué un travail de fond sur le terrain alors que le Mnla paradait sur les plateaux télévision, préférant calomnier l’état malien et voulant apparaitre comme le seul rempart à l’islamisme!

A force de mentir ils ont fini par ce mentir à eux même! Ou sont les 10000 hommes, les chars et les hélicoptères? La propagande dans les medias n’est pas la réalité du terrain, Aqmi se renforçait de jour en jour le Mnla lui croyait de plus en plus en ces propres mensonges.

Lorsque le secrétaire général du Mnla a voulu passé un accord avec les salafistes d’Ansar Dine, il a été fortement critiqué par les propagandistes de son mouvement, mais au final on se rend compte qu’il voyait peut être que le rapport de force basculait en sa défaveur et que cet accord aurait pu leur éviter une telle déculotté

Au final la population de Gao n’est pas pour la charia mais était encore moins pour l’indépendance et le Mnla devrait méditer sur cet équation, plutôt que de se vanter d’avoir tué le chef d’Aqmi, ce qui par la suite s’est avéré être faux, ou d’accuser tel ou tel pays.

Il règne une paix précaire dans les villes du nord aujourd’hui et il y a fort à parier qu’avec la destruction des mausolées de Tombouctou et l’étouffement économique; les populations n’hésiteront pas à manifester leur mécontentement à nouveau, mais cette fois-ci contre les nouveaux maitres du Nord.

 

Mali: Plus dure sera crise

ImageVoila maintenant plus de 3 mois que le Mali est plongé dans une crise profonde et sans précédent dans la sous région. Aucun pays jusque là n’avait osé faire un coup d’état à un mois des élections et par la même occasion livrer 2/3 de son pays à des groupes Islamistes.

Beaucoup de choses ont évolué depuis cette nuit du 22 mars 2012 ou l’on découvrait effaré à la télévision nationale des mutins auto-proclamés protecteur du peuple conquérant du nord et garant du redressement de la démocratie.

Depuis lors les habitants du nord du pays vivent sous le coup de la charia et au sud on emprisonne torture et agresse à tour de bras.

Il y a un triste bilan a tiré de ces 3 mois de régression spectaculaire, on découvre que le Mali n’était qu’une illusion que nos élites sont avides de pouvoir et manipulatrices, que les bonnes volontés sont étouffées au profit des manigances et qu’une partie du peuple est capable de battre et torturer un président de la république qui plus est un homme âgé 70 années.

Selon moi il y a eu deux tournants dans la crise malienne, tout d’abord le 12/04/2012 lorsque toutes les sources arrivent à la même conclusion: le mouvement national de libération de l’azawad perd la main face aux islamistes d’Aqmi( Al qaida au Maghreb islamique)  Mujao ( mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest)  et Ansar dine.

Le Mnla qui dit représenter les habitants du nord du Mali, réclame l’indépendance de la zone, et suite au coup d’état qui a brisé la chaine de commandement de l’armée malienne sur le terrain, va profiter de la situation pour occuper les villes du nord avec la complicité Ansar Dine autre groupe, cette fois-ci salafiste mais opposé à l’indépendance.

Ansar Dine est dirigé par Iyad ag Ghali un touareg qui est en fait l’oncle du secrétaire général du Mnla Bilal Ag Cherif. Ce lien de parenté accentuera les rapprochements entre les deux mouvements malgré la fusion avortée.

Ansar Dine appuyé sur le terrain par Aqmi domine les débats et a marginalisé le Mnla. Depuis sévit la charia, des femmes couvertes de la tête aux pieds, pas de tabac pas de musique pas de photos et coups de fouets en place publique.

Les villes du Nord manquent de tout électricité, eau, vivres et l’aide venu du sud est confisquée par les milices qui les distribuent à qui veut bien les rejoindre.

Triste constat à dresser de la situation dans le nord du pays, pour ce qui est du sud nos malheurs ne sont le résultat que de nos propres turpitudes.

Le basculement se fait après la nomination de Dioncounda Traoré président de l’assemblée nationale, comme celui qui doit diriger la transition.

Des lors des organisations hostiles appellent les gens à manifester-à la radio-contre le président…On connait la suite il sera lynché dans son palais avec la complicité de la junte puis transporté à paris pour être opéré…Il y demeure toujours d’ailleurs!

Le Mali fait donc face à deux crise, une institutionnelle et une liée à l’intégrité du territoire la résolution de l’une dépendant de l’autre.

Si le premier ministre Cheik Diarra semble prendre de plus en plus d’assurance, et rend visite aux pays limitrophes et à l’ancienne puissance coloniale, il n’en demeure pas moins qu’il ne fait l’unanimité.

De plus la junte continue à faire sa loi avec des enlèvements de journalistes et des tortures de prisonniers dans le camp militaire de Kati, situation face à laquelle le gouvernement semble impuissant ou complice selon les dires.

Quand au nord du pays le Mnla est largué aussi bien politiquement que militairement, même s’il se targue d’avoir plus de 10000 hommes, comment expliquer qu’ils aient été expulsés des villes par les 2000 hommes d’ansar dine et d’Aqmi?

De plus Ansar Dine se pose également comme un membre à part entière des négociations au détriment du Mnla qui malgré ses appels à la population songhoi et la présentation d’excuses reste pour les habitants le responsable de leurs malheurs!

L’heure du constat étant terminé doit venir les propositions concrètes visant à une sortie de crise rapide et efficace.

Pour être honnête je n’y crois absolument pas, je pense que nous sommes partis pour une crise qui durera longtemps, très longtemps.

Et pour cause, Ansar Dine allié d’Aqmi rêve de faire du mali le prochain Nigeria avec la charia au nord, ce qui serait inacceptable pour les pays limitrophes et notamment l’Algérie car il s’agirait tout simplement d’un sanctuaire crée sur mesure pour Aqmi anciennement groupe salafiste pour la prédication et combat.

Le Mnla lui qui rêvait d’indépendance est à bout de souffle et tente à tout prix de rester dans le jeu en s’institutionnalisant notamment à travers un conseil de transition de l’azawad, mais peu de chance que cela fonctionne car ils sont boudés par la population.

Le Mali ou ce qu’il en reste tente à la fois de réorganiser son armée pour une éventuelle guerre, regarde les propositions internationales d’intervention sans réelle envie, et semble négocier mais que pour la forme, car il n’y a bien sur rien à négocier avec des salafistes.

Nous sommes donc dans l’impasse et l’unique solution qui se dégage étant la guerre celle-ci s’annonce longue et dure! Les fous de Dieu étant armés jusqu’au dent et ayant une volonté féroce de ne pas lâcher leur nouveau terrain de jeu.

Voila pourquoi je pense que seule une coalition internationale peut arriver à vaincre la nébuleuse salafistes, or Bamako n’y est pas franchement favorable pour des raisons pas très claires.

 

République islamique de L’azawad:Ca change Quoi!?

Hier soir aux alentours de 20 heures des tirs éclatent dans les villes de Gao et Tombouctou, comme tous les habitants de ces villes on me demande ce qui se passe.

Par un communiqué à l’AFP le mouvement national de libération de l’azawad et Ansar dine le mouvement salafiste annoncent leur fusion et la création du comité transitoire de l’état islamique de l’azawad.

Le Mnla a longtemps basé sa communication sur la guerre contre Aqmi, ce qui lui a valu la sympathie des occidentaux, de la Mauritanie et de l’Algérie.

En effet ces états ne voyaient pas d’un mauvais œil que ce groupuscule s’occupe de "nettoyer" le nord Mali face aux différents groupes terroristes qui sévissaient dans la zone.

La création de cet état islamique doit leur paraitre pour le moins incongrue, à Nouakchott ou l’on a hébergé et alimenter le Mnla en armes avec la complicité de la France on doit s’en mordre les doigts.

On a longtemps pensé dans ces deux pays que le Mali étant un peu trop laxiste, et  il fallait donc venir en aide au Mnla qui leur avait promis de faire la guerre aux salafistes.

Quant à l’Algérie, ces dirigeants ont préféré ne pas s’impliquer dans l’imbroglio malien, la preuve en est l’échec patent de la Cemoc, le Comité d’état-major opérationnel conjoint qui réunissait les pays du sahel et qui devait lutter contre les trafics.

On peut dire que le Mnla a roulé dans la farine beaucoup de monde sur sa laïcité supposée, mais la réalité est que le Mnla est complètement dépassé par Ansar dine et se retrouve a courbé l’échine face aux puissants salafistes.

En effet dès le 11 avril, une semaine après la chute du nord à la faveur du Coup d’état du capitaine sanogo les drapeaux noirs flottaient sur les villes et les combattants du Mnla se retrouvaient bouter hors des villes.

Ansar dine est un groupuscule salafiste alliés à Al qaida au Maghreb islamique, dont la puissance financière est estimée à plus de 200 millions de dollars, sans compter l’appui de certains pays du golfe, favorables à la propagation de la charia.

Complètement dépassé le Mnla a donc fini par intégrer les mouvements salafistes et terroristes pour la création donc d’une future république islamique. On est loin de la déclaration unilatérale d’indépendance du 6 avril faite par les rebelles, il s’agit d’une disparition pure et simple des indépendantistes au profit de cet état hypothétique.

Ceci a été possible car d’une part les états qui soutenaient le mnla ont complétement déstabilisé les équilibres fragiles de la zone puis par le coup d’état au mali qui a fait disparaitre tout forme d’état central malien.

Il s’agit aujourd’hui pour le Mali qui souhaite recouvrer l’intégrité de son territoire et sauver les populations contre la charia de trouver une solution rapide et efficace.

La stabilisation du pouvoir central autour du président de transition dioncounda Traoré et du premier ministre C.M.Diarra est un préalable à cela.

Il faut que ce pouvoir central puisse avec la communauté internationale et la CDEAO établir un plan pour la sortie de crise, soit la négociation, soit la guerre, sachant que l’alliance entre le mnla et ansar dine rend l’hypothèse de la négociation de plus en plus improbable.

L’arme fatale dont nous disposons est la division qu’il peut y avoir entre ces différents groupes sachant qu’ils ne poursuivaient pas à l’origine le même objectif. Il va donc falloir tenter de s’appuyer sur un des deux groupes et il y a peu de chance que l’on fasse une alliance avec les salafistes donc ce sera probablement sur le Mnla ou ce qu’il en reste.

L’Algérie et la Mauritanie doivent également s’impliquer massivement dans la gestion du conflit, il n’y a que de cette manière que l’on pourra rapidement gérer cette crise, il n’y a donc plus de place pour les souverainistes qui ne croient qu’en une solution à la malienne.

La fusion entre le Mnla et Ansar dine ne change pas grand-chose dans ce qui se passe au nord du mali, mais va par contre mobiliser la communauté internationale qui voudra empêcher la formation d’un nouvel Afghanistan en plein sahel

Le mnla qui dit que les Touaregs sont marginalisés par le mali trouveront leur salut dans la réaction que pourra avoir notre pays pour les sauver contre le péril islamiste….ironie du sort

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Nord-Mali: La Solution militaire ou diplomatique?

Intronisation du Président par intérim

12 avril 2012 la junte transmet le pouvoir, au président de l’assemblée nationale Dioncounda Traoré, qui va comme le prévoit la constitution assumer l’intérim du pouvoir. Il aura en principe 40 jours au plus pour organiser les elections, et  je peux d’ores et déjà vous annoncez qu’il ne tiendra pas les délais, vu la situation dans le Nord du Pays.

 

Dioncouda Traoré, hasard des choses est né a Kati (la ville d’où est partie la mutinerie) , c’est un politique malien chevronné, ayant été emprisonné et torturé sous le régime dictatorial de Moussa Traoré ( 1968-1991). Il est président de L’alliance démocratique du Mali et était candidat à l’élection présidentielle du 29 avril 2012.

Avec

son investiture il aura la lourde tache de gérer la crise du nord( Il a déjà averti qu’il n’écartait pas l’option de la guerre totale), la junte, et le désordre causé par le coup et l’avancée des rebelles. Il aura également pour mission de relancer la machine économique malienne qui était l’une des plus dynamique de la zone CEDEAO avant le coup ( taux de croissance du Produit intérieur brut de 5.4%.)

Ici il s’agit de traiter la possibilité d’une intervention extérieure dans le nord du mali, et notamment par l’ancienne puissance coloniale la France ou par la CEDEAO.

Tout d’abord le Mali et la France, contrairement à ce que pense beaucoup de personne, n’ont pas d’accord de défense, mais des accords de coopération militaire.

En d’autres termes la France participe à travers ses instructeurs et son matériel à la formation des militaires maliens, elle n’est pas tenue d’intervenir militairement dans le Pays.

Coopération, qui à la différence de la coopération opérationnelle, vise à "structurer l’outil de Défense du pays hôte", dans le long terme et en faisant effort sur les élites, les écoles.

De plus Alain Juppé ministre des affaires étrangères n’a cessez de marteler que la France n’interviendrait pas militairement au Mali, mais pourrait servir d’appui logistique à la CEDEAO.

Ces derniers jours j’ai lu des plaintes concernant la non-intervention de la France dans le conflit, certains n’hésitant pas à dire que cela démontre la complicité de cette dernière avec le MNLA.

Tout d’abord il faut savoir que la France est en période électorale, et aussi cynique que cela puisse paraitre, personne ne lance de guerre dans ces périodes. Monsieur Juppé s’est donc contenté de saisir le conseil de sécurité de L’ONU afin de condamner le "péril islamiste" qui menace le pays.

De plus après la guerre en Libye la France ne veut pas s’engager à nouveau dans ce conflit qui pourrait selon les dires de certains conseillers à l’Élysée être l’Afghanistan français.

Enfin le sentiment anti-impérialiste est assez fort au Mali, de plus la population a suivi avec attention les exploits de la force licorne en cote d’ivoire et n’en garde pas un bon souvenir.

Ainsi au vu des ces éléments la France ne devrait logiquement pas intervenir au nord-Mali d’autant plus qu’elle y a un certains nombres d’otages aux mains d’AQMI.

Idem pour les US qui après la Somalie ne remettront pas les pieds en Afrique si ce n’est pour des opérations furtives menés par des hommes "grenouilles", tel que le largage de vivres au camp de Tessalit en février dernier.

Quant à la CEDEAO, il y a des accords de défense mutuelle dans les traités qui permettent une intervention militaire dans le Nord-Mali, de la désormais célèbre force ECOMOG.

Tout d’abord il faudrait au moins 4 semaines pour mobiliser cette force, et organiser le commandement entre tous les pays.

La question la plus importante arrive alors: Qui a envi d’aller mourir pour le Nord-Mali?

Il ne s’agit pas des militaires mais de la manière dont les opinions publiques perçoivent cet événement, comment expliquer au Nigeria que malgré Boko Haram il faut aller sauver le nord Mali, le Burkina sort tout juste d’une mutinerie au sein de son armée et la Cote d’ivoire tente de reconstruire son armée. Macky Sall tout juste élu ne voit pas non plus d’un bon œil le fait d’aller s’enliser dans le désert malien au nom de l’intégration ouest africaine.

De plus cette force d’intervention réputée violente n’a pas laissé de très bon souvenirs lors de ses 2 sorties en Sierra Leone et au Liberia, bien au contraire elle est accusée d’avoir frapper aveuglement.

Une intervention de cette dernière reste donc à l’heure actuelle très compliquée.

Il reste les forces armées maliennes, qui c’est vrai a la vue de ses dernières prestations n’inspirent pas une énorme confiance, or il faut modérer ces propos.

En effet les forces armées maliennes sont réputées d’un très bon niveau, et sa déroute face aux rebelles peut s’explique par le putsch du 22 mars 2012.

En effet le capitaine Sanogo professeur d’anglais au camp militaire de kati devenu, chef de la junte ne peut pas s’improviser stratège militaire,il n’en a pas les capacités, de plus ayant mit aux arrêts la plupart des commandants et généraux y compris ceux qui était à Gao dans le nord, la chaine de commandement s’est complétement brisée.

Il parait donc difficile à l’heure actuelle d’organiser une contre-attaque tant que la chaine de commandement n’est pas rétablie, et l’armée ré-organisée.

De plus qu’on se le dise l’armée malienne possède les armes pour aller au combat contrairement aux dires des uns et des autres, prétendre le contraire serait un mensonge.

Mais finalement la solution pourrait etre plus pacifique que l’on ne le croit, en effet depuis le retour à l’ordre constitutionnel, le Mali possède sur la table deux offres de services.

Tout d’abord le MNLA qui propose une alliance à Bamako pour ainsi bouter Ansardine et AQMI du nord Mali, en contre partie on négociera, une forme d’autonomie ou de fédéralisme( cela fera l’objet d’un autre texte).

Ansardine qui est opposé a l’indépendance de l’azawad propose également à Bamako de bouter le MNLA hors du Mali, mais la contre-partie semble trouble, on voit mal le Mali accepter la charia en son sein.

Mais on est en droit de se demander si l’on peut et si l’on doit réellement négocier avec les rebelles, car il ne faut pas oublier qu’ils ont du sang sur les mains, qu’ils ont pillé des villes et qu’il y a eu des viols dans certaines ville du Nord-Mali.

Les négociations avec le MNLA ont commencé en Mauritanie où T.Dramé du PARENA a rencontré les représentants des rebelles qui y sont installés et qui ont bénéficié selon des notes secrètes révélées par le Nouvel OBS d’un appui logistique de la France et de Nouakchott pour lutter contre AQMI.

Il y a de quoi se poser des questions sur la solution diplomatique et sur la solution militaire, car la premiere laisserait un sentiment d’humiliation à l’armée et la seconde pourrait empirer la situation humanitaire du Nord, avec un sérieux risque d’enlisement.

Pour l’instant la priorité semble être donnée à la nomination du premier ministre qui entraine plus de palabres que la solution aux problèmes de développement du pays!

 

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